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                            INTRODUCTION

 

 

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Chaque homme et chaque peuple cherche le bonheur. Nous pouvons dire d’un homme ou d’un peuple qu’il est heureux lorsqu’il estime qu’il est ainsi qu’il voudrait être dans le monde et dans le monde qu’il voudrait être. Car la vie heureuse est celle qui, même sans avoir nécessairement tout ce que l’on estime une vie devoir ou pouvoir vouloir, cette vie ne réclame plus rien sinon rien de nécessaire. Sinon, pour être plus modéré, nous dorons alors de cet homme qu’il est satisfait : aucune douleur dans son corps ni dans son esprit ni ou dans sa conscience. Un homme ou un peuple heureux ou satisfait de son existence est donc nécessairement un homme dont tous les problèmes sont résolus ou dont les problèmes fondamentaux qui affectent son équilibre physique ou animal ou psychologique ou moral ou spirituel sont résolus et de manière satisfaisante. Ce peuple ou cet homme serait donc nécessairement un être vivant qui aurait reçu tout de la nature ou nécessairement un homme ou un peuple qui a appris au cours de l’histoire à résoudre des problèmes avec son corps et avec son esprit.

 

C’est pourquoi nous pouvons dire que plus un homme est heureux et plus un peuple est dans un équilibre social, économique, politique, intellectuel ou mental, plus ce peuple aurait vécu en cherchant à vaincre les obstacles qui lui empêchaient d’être ainsi qu’il voulait être. Si les hommes et les peuples cherchent partout leurs biens particuliers et leur bien supérieur qu’Aristote appelle souverain bien qui commande tous les bien particuliers, alors, il est rationnel de penser que dans tout ce qu’un homme fait ou un peuple, il le fait parce qu’il esttime que les résultats de cet action le rapprocherait du bonheur. Car l’homme raisonnable et libre, bien que pouvant se tromper ne peut pas entreprendre une action qu’il pense devoir lui nuire. Celui qui se suicide comme le dit Emile Durkheim n’est pas sans doute dépourvu de toute conscience et de toute raison et de toute liberté, mais s’il se tue, c’est parce que derrière lui il y a une pression sociale insoutenable ou alors une pression interne-telle qu’une souffrance qu’il ne peut pas contenir. Le suicide est contre nature s’il est vrai comme le dit Spinoza que chaque être vivant cherche à persévérer dans son être.

 

 

 

Ainsi donc toutes les activités humaines de diverses natures et leurs produits, théoriques ou pratiques visent à produire des biens particuliers qui contribuent à les rendre heureux ou alors à les épargner de certaines souffrances qui ne relèvent pas de la fatalité : l’absence de liberté, l’absence d’indépendance, l’absence de nourriture, l’absence de santé, l’absence de savoirs, etc. Les activités intellectuelles que sont le mythe, la philosophie, la science et les théories qu’elles produisent, visent la même chose que la construction des écoles, des temples, des routes, des maisons, des habits, etc. La création des lois et des Etats et des gouvernements poursuivraient la même fin qui est le bonheur, cet instant de l’histoire où le vivant qui été séparé de lui-même c’est-à-dire de l’essence qui devrait le rendre heureux en entrant dans le champ de l’histoire ou se retrouvent la multitude des choix mêlés et entrelacés dans un immense territoire pleins de brouillards et de virus de la cécité, retrouve enfin sa véritable identité qui est son ultime bien sur la terre et dans les cieux.

 

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 La philosophie fut sans doute la première ou parmi les premières activités humaines qui prétendirent ouvertement exister en justifiant leur existence par leur vocation à œuvrer pour le bonheur de l’homme qu’elle supposait prisonnières de plusieurs obstacles nuisibles à sa satisfaction, et dont la première est son ignorance de son ignorance. Les philosophes dans leurs écoles philosophiques  proposèrent à leurs époques et nous proposent encore différentes morales ou éthiques ou art de vivre, ou manière de comporter pratiquement dans les différentes situations de notre vie qui pourraient nous appeler à parler ou à agir sur nous même ou sur la nature ou sur d’autres hommes.

 

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La science naquit officiellement sous sa forme moderne après elle, elle la philosophie dont l’esprit ne trouva pas satisfaction dans les explications que l’esprit du mythe, celui de la magie et celui des religions servent aux hommes qui font partout entendre sur la terre leur droit et le besoin et leurs diverses demandes de savoir, demandes d’explication, demande de justification de ce que fait la nature et de ce que font les hommes.

 

 

 

Aujourd’hui, cette science et ses sous secteurs en alliance avec la technique avec elle aussi ses sous secteurs, ont profondément atteint la vie du monde naturel et celle de l’homme en lui infligeant trois grandes blessures célèbres dans l’astronomie, dans la biologie humaine et dans la psychologie.Cette percée de la science dans un royaume jadis obscur et réservé à Dieu ou à des dieux à fit dire à certain que la science et Dieu recule car pour Max Weber, l’une des conséquences des victoires de la science c’est « le désenchantement du monde » et encore « la science est le chemin de l’athéisme par excellence ».Pourquoi science et religion s’oppose si leur opposition nécessaire et insurmontable ou accidentelle est bien établie ?Cette science pourrait-elle aussi et pareillement s’opposer à la philosophie dont on entend souvent prétendre être sa mère ou sa grand-mère ?

 

 

 

Ce qui est sûr c’est que la science a volé ou tiré de la nature et de la vie humaine et sociale des vérités ou des propriétés ou encore des propriétés générales très fiables sur lesquelles on peut s’appuyer pour entreprendre une transformation radicale ou partielle du monde, alors ni le mythe, ni la magie, ni la religion, ni la philosophie n’a jamais réussi un pareil exploit.

 

 

 

Comment ne pas alors chercher à comprendre comment procède la science pour arriver à des résultats si généraux et fiables ? Mais est-ce à dire qu’il faut signaler comme dangereuse, inutile et incertaine toute autre manière d’entendre l’univers et l’homme et l’histoire et de les décrire autrement ? Peut-on dire que les théories scientifiques et leurs applications n’ont apporté que du bonheur à l’homme quand nous pensons au rôle des savants dans la deuxième guerre mondiale même si la responsabilité du savant n’est pas nécessairement celle de la science? Dans tous les cas, peut-on laisser la science sans aucun contrôle éthique interne à défaut d’une surveillance extérieure de la police d’Etat? D’ailleurs lorsqu’apparaît la face monstrueuse de la science, effaçant d’un seul coup ce qu’elle fit de bien et de grand pour l’humanité, n’est pas la puissance de l’Etat qui la conduit ? On a l’habitude d’entendre dire avec Emmanuel Kant et en dehors du cercle des philosophes, que « les philosophes ne s’accordent même pas sur ce qu’ils veulent atteindre » en pensant à l’unité de la science, mais cela signifie-t-il que tous les scientifiques, tous les savants et les chercheurs ont-ils la même conception de leur métier, la même conception de la réalité ou des objets naturels, spirituels et sociaux qu’ils explorent, la même conception des méthodes à mettre en œuvre, la même conception de la vérité ou de la validité de leurs propositions ? Ce cours sur l’épistémologie encore appelée philosophie des sciences ou philosophie de la connaissance de manière plus étendue, est une contribution à la fois objective et subjective à la formulation et à la résolution des problèmes que posent la production des connaissance humaines au cours de l’histoire, l’histoire du corps et de l’esprit de l’homme qui laissent partout consciemment ou inconsciemment leurs marques dans les lieux et dans les objets de séjours.

Tag(s) : #CULTURE

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