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0.1. Ce que l’eudémonisme affirmait de l'existence avant les oppositions internes au sein de la même école éthique chez les penseurs de l’antiquité depuis Socrate au sujet de la cause finale, de la raison d’être ultime des choses et des êtres de ce Grand ensemble de forces, de pouvoirs, d’énergies, de puissances, de volontés, de sensibilités, de corpuscules physiques et métaphysiques simples ou composés, d' intelligences et de raisons, entend partout encore aujourd'hui dans les faits au sein de la nature et dans les esprits et les corps des assemblées humaines, toutes les voix et les comportements des choses et des êtres en devenir et ceux des choses et des êtres en dehors du devenir s’accorder avec son esprit

Personne n’a jamais vu dans la nature un loup courir dans le vide parce que la nature a horreur du vide. Personne n’a jamais vu un loup manger et garder dans une cachette quelque chose à manger pour demain en famille ou dans l’isolement, parce que la Nature aussi, la nature qui est dans le roseau, la même dont une part de sa division et de son partage est dans le ver de terre et dans le baobab comme dans l’éléphant, a horreur de l’excès ; elle a tout créé ensemble et ensuite tout séparé et tout lâché pour se répandre dans son territoire dans le territoire de sa progéniture actuelle et future.

La nature n’a pas créé le lion pour que le lion devienne plus riche que le lion dans la même unité. Elle n’a pas créé le lion pour que le lion soit plus fort que le loup. Personne n’a jamais entendu parler au près des anciens ou auprès des historiens officielles modernes, des poètes et des illusionnistes, dans les mythes ou dans les contes les plus éloignés de la réalité sans nécessairement parler de ce qui n’existe pas, puisque cela est impossible, d’une bataille ou d’une guerre entre deux hommes, deux tribus, deux clans, deux ordres, deux hordes, deux Etats, deux cultures, deux peuples ou entre des nations satisfaites de leur existence interne et de l’existence des choses et des êtres autour de leur intimité.

La Nature est juste parce que partout dans la nature et parmi les hommes, la satisfaction est le principe, le moteur, l’enjeu universel des combats, des luttes, des batailles, des guerres sanglantes, violentes et destructrices chaudes ou froides que mènent les pouvoirs qui constituent les choses et les êtres de l'existence dans le devenir et dans ce combat, elle a donné à tout existant, le pouvoir initial nécessaire pour s'identifier et pour identifier et poursuivre ce qui est originellement à lui dans le premier partage des pouvoirs de l'univers. Le baobab n'a pas plus de pouvoir que le roseau qui est à peine visible sous ses immenses pieds profondément attachés dans les côtes de la terre, pour trouver ce qui lui est nécessaire et le baobab ne vit pas nécessairement et dans un état de santé meilleur que le roseau ne peut espérer en droit dans l'esprit de l'existence comme projet et promesse de satisfaction universelle.

Le plus ancien des souvenirs inscrits dans les mémoires des choses et dans celles des êtres en devenir au sein de la nature est le souvenir de l’état de satisfaction. L’ordre naturel, divin , humain, personnel et social le plus ancien, celui auquel nul existant ne peut se soustraire est l’ordre du devoir de penser, de sentir et de répondre aux sensations de l’existence dans ses chairs et dans ses esprits quand elles semblent nous rapprocher de la satisfaction ou nous entraîner dans un sens contraire. Personne n’apprend de personne ni à personne que le plus ancien des droits inscrits par l’Ethique de l’esprit de l’univers est le droit à la satisfaction dans la nature et parmi les hommes, la satisfaction de la nature en l’homme et la satisfaction de cette autre partie visible et invisible, physique et métaphysique en dehors de l’homme.

La satisfaction, tout le monde sait ce que sait, parce que s’il est possible qu’un homme pouvant réfléchir sur la satisfaction n’ait jamais lui-même été satisfait dans un instant de son existence, et qu’il n’eu jamais la chance de voir un humain satisfait ou heureux à défaut de tout un peuple ainsi dans l'histoire ici sur terre, il n’est pas possible de faire une journée dans la nature la plus pauvre sans y voir un signe de l’état de satisfaction ou un existant absolument ou relativement satisfait.

L’existence de la satisfaction ne se discute dans aucune société, dans aucune culture, dans aucune civilisation parce que partout où existe Dieu ou la nature ou la géométrie ou encore la chimie, il y a des hommes qui voient si ce n’est pas tous, qu’il y a des existants qui ne sont séparés de rien qui leur est nécessaire pour être ainsi qu’ils doivent être en tant que pouvoir au sein du monde naturel ou social ou ainsi qu’ils voudraient être par leur propre pouvoir, des existants avec leur être entier, avec tout le devenir possible réalisé naturellement ou historiquement.

Il suffit de lever le regard le jour ou de nuit vers le ciel, pour constater que la Lune n’a jamais changé dans sa blancheur et dans son éclat, que le soleil n’a jamais rien perdu de son identité, de sa plénitude, de son intégrité, de sa beauté, de son unité, de son pouvoir, de sa fonction, de sa place, de sa stabilité malgré son immense activité, sa très grande vitesse et l’immensité de son chemin, rien de sa régularité, de sa fidélité, de son accord avec lui-même et avec son monde extérieur dans lequel il se déploie comme tout mobile n'a varié de manière significative et observable depuis ici les terres de Yokaam dans l'Etat de Pagaal. C'est un signe claire de la Gouvernance du Grand Architecte de l'Univers que l'existence est un projet de satisfaction universel déjà réalisé et en cours en cours dans lequel et par lequel tout redevient égale à lui-même sans jamais s'assurer où et quand et pourquoi combien de temps.

Le problème, c’est peut-être, pas pour l’animal mais pour l’homme, c’est de savoir si le temps et les lieux de la réalisation intégrale de cette promesse c' est ici et maintenant dans ces terres de Yokaam au sein de l’Etat de Pagaal où tantôt on craint la sécheresse, tantôt les inondations, tantôt la guerre, tantôt les catastrophes naturelle ou humaines, dans cette terre de Pagaal où la mendicité des enfants est parmi les vérités des pratiques métaphysiquement les plus justifiées et les plus défendues chez nous à Pagaal, dans ces terres de l'Etat de Pagaal où le vol est aussi parmi les faits qui peuvent compter sur le plus grand nombre des meilleurs avocats du monde devant les cours nationales ou pénales internationales qui veulent assurer juridiquement, économiquement, militairement, moralement, spirituellement, scientifiquement, techniquement et même par l'art et politiquement donc l'unité du genre humain en perpétuelle dissociation et à la recherche d'elle-même, phase historique nécessaire pour espérer atteindre la satisfaction étant donné que rien ne peut connaître la satisfaction s'il n'a pas une identité fixe ou relativement fixe puisque chaque satisfaction est la réponse d'un objet à une passion saine ou malade d'une volonté individuelle ou nationale saine ou malade.

Le problème politique et morale aussi de la satisfaction individuelle ou de la satisfaction générale des existants au sein d'un territoire étatique ou d'une portion d'un état comme Yokaam, c'est aussi comme chez les eudémonistes bien avant aujourd'hui et qui vivaient à Yokaam jusqu'au temps où mourut Sédar Wéthiar Ndigil Khékhane, c'était celui de la reconnaissance en droit et de fait, de l'existence de la pluralité des identités dans chaque être humain en devenir et partant, nécessairement, la diversité des opinions dans la sociétés et les conflits dans les choix des vérités fondamentales à suivre, des actions générales dans lesquelles intégrer les actions particulières pour leur donner des significations et des valeurs à la fois individuelles et sociales qualifiables et quantifiables. Chez nous ici à Yokaam hier au temps des Anciens, le lait fait partie des production internes, tous les hommes sont à la fois paysans et éleveurs, mais parmi les plus braves et les meilleurs pasteurs et bergers, il y a des femmes et des hommes, des enfants et des adultes qui ne consomment pas le lait de leur propre activité. Il y a des bergers qui ne mangent pas de la viande. Il y a da femmes qui préparent des plats très agréables qu'elles n'aiment pas.

Chez les animaux ont ne se pose pas de question sur les conditions nécessaires, sur les biens ou les services nécessaires, sur les niveaux de satisfaction que l'homme peut espérer atteindre dans le temps et dans l'espace, en comptant sur les forces de la nature ou sur l'organisation et l'activité des forces humaines dans leur territoire. On ne se demande pas qu'est-ce que c'est la satisfaction, pourquoi la rechercher, comment la rechercher, où et quand et pour qui ou encore comment faire le diagnostic de la présence et de l'absence des conditions, des états de satisfaction effectivement réalisés dans une étendue spatiale et temporelle constituant un territoire et quelle est la part de l'apport de la nature et celle de l'apport des forces humaines. L'homme est le seul animal à faire le bilan de tout cela et d'autre facteurs et impacts dans la recherche de la satisfaction et c'est pour cela qu'Aristote dit qu'il est un animal politique.

S’il y a une réalité dont tout homme porterait individuellement et de la manière la plus claire possible dans son intimité sans l’enseignement ni l’influence d’aucun maître ou dominateur, c’est bien la satisfaction et c’est pourquoi aussi la démocratie est une des formes de gouvernement qui convient le mieux pour interroger les humains sur leur état de satisfaction individuelle ou collective à l’égard de l’existence, pour espérer trouver un fondement rationnel et matériel à la légitimité et à l’autorité du pouvoir politique qui les dirige au sein de la famille, dans le village, dans le quartier ou dans l’Etat. Comme l'homme est selon Protagoras "la mesure de toutes choses" qu'il peut sentir ou penser, et comme la satisfaction est la chose la plus facile à voir et à décrire quand elle est pourtant la plus difficile à atteindre par l'esprit ou par le corps, en parlant de la satisfaction, on est assuré de ne pouvoir tromper personne au sujet de son existence ou de sa non existence, de sa présence ou de son absence dans une étendue spatiale et temporelle ou dans une intimité aussi petite ou grande qu'un roseau, un ver de terre, une famille, un Etat ou une fédération d'Etats.

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