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Ce qui empêcha et qui empêche sans doute encore à l’afrique de marcher au même rythme que les autres, se trouvait dans l’Afrique avant le dominateur extérieur. Cela veut dire que la colonisation ne peut pas tout justifier dans la situation actuelle de l’Afrique. La colonisation ne pouvant pas tout justifier parce que se justifiant elle-même par une première faiblesse de l’Afrique face à l’occident et au monde arabe et aux romains, l’indépendance ne saurait pas non plus tout justifier si elle s’arrêter à dire : me voici maintenant libérer des chaînes qui me firent attacher du dehors. Il resta encore à l’homme africain de chercher et de briser les chaînes qui causèrent la faiblesse d’hier. Mais pour cela, il faut beaucoup de lucidité, beaucoup de courage, beaucoup de sagesse. La renaissance en vaut la peine si la renaissance suppose toujours un monde et une vie meilleure.

 

 

 

 

 

On peut supposer, même si c’est un postulat qu’on peut refuser d’accorder, que le ciel du monde, la terre du monde, de même que leurs manifestations, à quelques différence près, sont partout les mêmes. On peut supposer aussi, contre certains germes et fondements des thèses racistes, que l’homme est né partout dans le même monde avec les mêmes attributs. La mort est partout sur la terre, comme la soif et la faim et la maladie et les conflits et les guerres. La condition de l’homme dans le monde est donc une condition universellement partagée.

 

 

 

 

 

 

 Le problème de l’afrique devient alors plus clair, ne serait-ce que dans sa formulation : comment les différences ont-elles pu apparaître entre les différentes communautés humaines au cours du mouvement des hommes et des peuples dans le même monde et dans les mêmes évènements? C’est le vécu intérieur des évènements du monde qui firent la différence. On ne vit pas la mort, le succès et l’échec dans la même famille et encore moins dans la même cité ou dans le monde en général. Si tous les hommes comme le soutiennent beaucoup de philosophes politiques comme Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau aiment la naturellement la liberté, tous les hommes ne cherchent pas à commander les autres et ne luttent pas pour la préservation de leur liberté lorsque celle-ci est menacé par la nature ou par l’homme et ses diverses institutions.

 

 

 

 

C’est la réaction des individus et des groupes qui fait la différence. Plus un homme ou un peuple est hostile à la domination de la nature et donc à celle de ses semblables, plus il a de chance de survivre même si le risque de mourir jeune est très élevé surtout lorsqu’un certain ordre s’est imposé par l’habitude et la violence. Les êtres vivants, animaux ou hommes, individus ou peuples, qui dans leur nature ou dans leur éducation se contentent de contempler le monde ou de prendre du monde ce que la nature leur donne comme bien et comme pouvoir, et qui ne nourrissent pas un projet de domination de la nature et de leur propre vie sont fatalement condamnés à subir la domination du monde naturel et celle de leurs semblables.

 

 

 

 

Ce qui manqua donc à l’homme africain, c’est un projet de domination de la nature et de l’homme par la force et surtout pas la raison. L’Afrique s’occupa surtout à essuyer des larmes qu’à combattre les causes des larmes de ses vies. L’homme africain s’occupa à fuir le monde et son semblable plutôt qu’à aller à leur rencontre pour une coopération ou pour une lutte. Ce qui manqua et qui manque sans doute encore à l’homme africain en général, c’est la joie de la réussite, la joie des grandes conquêtes de l’humanité sur la nature et sur lui-même. La conquête d’une province est une conquête, mais plus belle et plus grande encore serait la joie de la conquête de l’abondance, de la vérité et de la justice. Un philosophe dont j’oublie le nom dit qu’un lion peut abattre une gazelle dans la jungle, mais il ne réalise pas pour autant une conquête.

 

 

 

 

 

J’entends beaucoup de voix s’élever contre mon esprit pour dénoncer ses mensonges et bien je leur réponds que c’est le droit fondamental de ma conscience ou de mon esprit ou de ma raison que de se tromper. Ce n’est pas parce que je suis savant ou sage que j’écris tous ces billets ici et ailleurs au sujet de l’existence de l’homme sur les terres de l’Afrique et au-delà de l’existence de cet homme, sur la condition de l’homme en général, c’est une manière pour moi de signifier que ma préoccupation fondamentale c’est la richesse de tous les hommes sur la terre, cette richesse humaine naturelle à laquelle toute vie pourrait puiser sans en priver aux générations futures.

Tag(s) : #CULTURE

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