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La philosophie est le temps et le champ d’expression et de manifestation non violente des conflits de l’existence par les affrontements des facultés de penser le monde et de se penser elles-mêmes, de s’affronter chacune avec elle-même comme dit Pascal ou alors Alain, dans le monde. La philosophie et la science sont sans doute, les lieux les plus clair, pour voir que c’est par le conflit que la raison devient de plus forte et universelle, de plus en plus organisée afin de mieux se voir et voir de plus en plus clair et profond dans la nature et dans l’homme. La science et les scientifiques eux-mêmes confessent, qu’ils avancent toujours sans orgueil, sans vanité, par le principe de l’ « erreur » et de la « rectification » et l’erreur, dans les définitions, dans les méthodes, dans les expériences, dans les calculs, dans les applications, dans les vérifications. Le conflit est le plus crédible des témoins pour en être le porte-parole de l’erreur, de la limite, de l’impossible, de l’infranchissable d’une certaine manière, par n’importe quel moyen. Il semble que pour Georg Simmel, que « le conflit est toujours une épreuve de vérité » De quelle vérité m’informerait le conflit, se demande le philosophe, en constant avec surprise et « étonnement » le choc qui était annoncé comme impossible dans le même ? Le conflit est le juge entre la vérité et le mensonge parce que universellement, le conflit enseigne que tout n’est pas possible ; il n’est pas possible que les choses ne soient pas les unes dans les autres, qu’elles sortent et naissent et meurent les unes dans les autres dans leurs diverses rencontres nécessaires et accidentelles, de même qu’il n’est pas possibles que les choses et les êtres soient dans le même contenant physique ou métaphysique de n’importe quelle manière. Voltaire et Hegel signalent la présence d’une raison, d’un ordre, d’une logique, d’un mouvement bien ordonné dans la nature et certainement aussi dans l’histoire universelle de l’homme. Cet esprit, il se pourrait que le conflit soit la boussole la plus sûre pour la suivre et la rechercher pour espérer en saisir un bout signifiant puisque nul humaine raisonnable ne saurait prétendre comprendre toute l’architecture de l’univers, mais l’homme en sait toujours autant qu’il est nécessaire pour y vivre. Suivre le mouvement et les traces du conflit dans le monde, c’est déjà apprendre à vivre d’une certaine manière, avec le semblable et le différent, avec la paix et avec la guerre à l’intérieur de soi et dans chaque chose dans le devenir suivant Héraclite d’Ephèse, nécessaires pour arriver sa fin qui est selon Simmel « le retour à l’unité » par le déchirement, la rupture, la dissociation du même. Le conflit entre l’idée de la chose dans ma tête, l’image de l’autre dans ma raison, dans mon cœur, dans mon intention, et la chose elle-même, telle qu’elle est dans sa propre intimité et qu’il faut toujours rapprocher selon Thalès pour voir si elles sont en conflit ou s’approchent l’une de l’autre non pas pour se détruire, mais pour s’embrasser le plus profondément possibles sans aucune contrainte si ce n’est l’impossibilité naturellement dans leurs propriétés et dans leur caractères à rester indifférentes l’une pour l’autre ou à se repousser comme des étrangères hostile dans le même placenta de la nature ou de la société ou de la famille.

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