Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 23:59

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Le mot gouvernement est inséparable donc du mot imperfection. C’est pourquoi gouverner c’est partout parfaire. Car comme le dit Platon, il n’ya aucun sens à chercher à diriger ce qui ou celui qui sait en toute transparence ce qu’il est ou qui il est déjà ou voudrait devenir parmi ses futurs possibles.

 

Le mot gouvernement est aussi inséparable aussi du mot science ou sagesse, au sens théorique et comme sinon surtout au sens pratique. Gouvernement et vérité son donc inséparable. Mais cela ne signifie pas que tout gouvernement est né de la vérité et pense, parle et surtout agit par vérité.

 

Cela signifie qu’à chaque fois qu’un gouvernement légitime tremble quand il veut parler ou agir, il faut supposer qu’il ne maîtrise pas sa matière ou alors il perd sa légitimité parce qu’il craint l’action que recommande la vérité mise à jour, et surtout dans la démocratie qui suppose que la vérité ne doit être ignorée par personne.

 

 Lorsqu’une économie est bien gouvernée, nous la voyons progresser par les bénéfices qu’elle procure. Quand l’homme est bien gouverné, partout dans le monde, dans la démocratie, dans la monarchie, dans l’aristocratie et peut-être même dans la dictaure, on le voit et il est le premier à le voir, qu’il s’approche de plus en plus de lui-même.

L’homme ne s’approche de lui-même parce qu’il devient de plus en plus riche et ne s’éloigne pas de lui-même parce qu’il devient de plus en plus pauvre en termes de milliards pour prendre l’unité de mesure à la mode. Il ne devient pas nécessairement de plus en plus de lui-même, ne réduit pas la distance de l’autre de lui-même dont il est séparé quand il prend conscience de cette déchirure, parce qu’il devient de plus en plus capable de rationalisation, de transformer la réalité matérielle et abstraites  produite avant lui et par lui-même, en termes de concepts organisés.

 

L’homme qui se gouverne bien, en tant qu’individu ou sous sa forme de peuple, devient de plus en plus grand parce que de plus en plus moins séparé de lui-même dans les brouillards des mondes sensibles,  quand il se voit dans le miroir monde sans se tromper de visage ou de fruit ainsi qu’il se reconnaît dans un miroir dans sa main.

 

L’homme progresse dans la satisfaction et vers le bonheur quand il progresse dans la connaissance de lui-même, quand il commence à marcher tout droit vers lui-même tel qu’il fut en sortant de l’Esprit ou tel qu’il voudrait être en tant qu’esprit.

 

Ce qui est à tout homme, c’est en même temps ce qui est en lui seul et exclusivement, mais qui appartient à tous. Ce qui est à tout homme, c’est ce qui ne se trouve nulle part en lui, mais qui est au moins en quelque autre dans le Grand Peuple de l’Humanité.

 

Ce qui est à tout homme et à tous les hommes parce que déposée naturellement en chacun par nature et par culture, c’est sa vie et les droits et les droits naturels et positifs attachés à cette richesse à la fois personnelle et publique qu’est la vie.

 

Voilà pourquoi aussi le plus ancien des droits et le plus ancien des crimes contre la vie et particulièrement commis contre l’humanité, est pour toute vie, le droit de chercher partout dans le monde le fruit de sa satiété en tant qu’individu et surtout en tant que peuple.

 

L’atteinte de ce fruit de sa satiété n’est pas un choix pour l’homme, mais une obligation de la vie humaine en tant qu’esprit dans sa forme originelle ou âme, et envers Dieu ou la Nature ou l’Esprit. Car sans la perte de ce fruit qui le sépara de lui-même, l’homme ne peut être libre et heureux, en ce sens la liberté correspond à l’identité parfaitement entre le dehors et l’intérieur de la chose qui reste dans un équilibre ou en repos. Avant cet état ultime visé par les individus et par les peuples, c’est l’agitation et la guerre généralisée. Un triste spectacle entre le tragique et la comique faits de mille et une scènes qui déroulent le mensonge, l’hypocrisie, la gourmandise, la cupidité, la naïveté, la ruse ou l’intelligence criminelle, les crimes économiques et les crimes de sangs et les crimes sur les mœurs.

 

Le jour la démocratie véritable, la démocratie du Grand Peuple de l’Humanité reprendre la terre du monde, aucun Etat ne chercher n’aura plus pour mission de traquer des bandes d’usurpateurs et de criminels.

 

Par Aarchitectedubien
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 19:03

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On peut imaginer comme l’a fait Jean-Jacques Rousseau, un moment de l’histoire où la nature ne garantit plus à l’homme ni la survie, ni la sécurité, ni la satisfaction, ni le bonheur ou l’équilibre dans son monde intérieur et dans son monde extérieur. Un moment de l’histoire où la nature,  comme une mère qui sèvre un enfant ou une multitude d’enfants, les abandonne à eux-mêmes, parce qu’elle n’en peut plus ou parce que cette séparation est nécessaire à leur devenir. C’est le moment de la formation du peuple.

 

 

 

 

 

 

 

C’est dans cette émergence historique au milieu de la nature qui arrive à la fin de sa mission qu’il faut retrouver l’essence de tout peuple. Le peuple est la seule puissance, la seule source qui reste à l’homme pour survivre quand la nature ne lui garantit plus ni la survie, ni la satisfaction et n’est plus la seule responsable de la souffrance et de la mort. Le peuple, c’est la puissance qui hérite de Dieu quand il s’est exilé de la terre où il croit l’homme en âge de le rejoindre dans son meilleur état de satiété. Le peuple donc,  partout dans l’espace où il apparaît dans l’histoire quand la nature est devenue vieille et appauvrie, est la dernière source de vie et de richesses pour l’humanité, mais aussi la seule source de souffrance et de mort.

 

 

 

 

 

 

C’est pourquoi toujours et partout, surtout aujourd’hui dans les mondes de la démocratie comme dans les espaces de la dictaure intelligente ou aveugle et violente, le peuple est la denrée et la richesse la plus convoitée. Ce n’est pas seulement la démocratie et l’homme politique qui sont obsédés par la grandeur et la puissance des peuples qu’ils se disputent. Les agents économiques et ceux du capitalisme en première ligne d’attaque, sont aussi en guerre pour s’allier la grandeur et la puissance de production et de consommation des peuples à défaut de les contrôler comme ils contrôlent leurs diverses matières. Le peuple, c’est lui aussi que cherche l’homme solitaire qui croit que malgré sa singularité, il est destiné à rencontrer un jour son peuple, son vrai peuple, celui qui tire sa vie de lui et duquel il tire sa vie véritable et son bonheur.

Par Aarchitectedubien - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : écologie nature et histoire
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 00:14

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Mission présidentielle pour Macky Sall déterminée par lui-même aujourd’hui lundi 21 juin 2012 : « Je ne gouvernerais pas pour être réélu, je suis dans une mission » de rétablissement de l’ordre dans la république.

 

 


Macky Sall n’a pas encore chassé le mal mais il a beaucoup soulagé par son très court mais très lourd discours.

 

 

 

 


La fonction générale de tout Etat républicain est de donner un sentiment de sécurité à tous les citoyens.

 

 

 


Le président Macky Sall n’a pas encore chassé l’insécurité économique dans le chômage et en d’autres espaces où l’insécurité peut menacer la vie des citoyens.

 

 

 

 


Par un discours très court mais très clair, il a cependant incontestablement dissipé l’angoisse de l’injustice qu’il sait sans doute habiter la vie du peuple sénégalais depuis de longues et dures années de souffrances physiques et morale.

 

 

 

 

 


Un citoyen peut être responsable de sa pauvreté dans sa république mais ne pas être l’auteur d’une injustice commise sur lui-même.

Nietzsche dit : celui qui marche sur le chemin de la vérité n’a rien à craindre. La meilleure voie, la plus rapide, la plus sûre, la plus efficace et la plus durable est de s’écarter de la voie de l’injustice qui est nécessairement celle du mensonge.

 

 

 

 

 

 


 Il faut être courageux pour rétabli l’ordre quand sa perturbation a atteint un certain degré et lorsque les perturbateurs ne sont pas de petits brigands.

Il y a des gens qui ne cherchent pas à être milliardaires. Ils ne demandent qu’à travailler et à jouir des maigres ressources de leur travail sans être volés d’un seul grain de bien légitimement acquis.

 

 

 

 


 

Et si l’Etat en soi était la source de tous les maux, jusqu’où serait-il raisonnable de rêver voir l’obscure oiseau au bec rouge de l’injustice sortir de la république et pour combien de temps ?

Par Aarchitectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : Architectedubien
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 21:25

Il y a des peuples par nature et des peuples artificiellement produits par l'esprit politique au service de la domination du monde et de l'homme par l'homme

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La forme artificielle du peuple fait son apparition dans l'histoire de la vie humaine  quand après la naissance, les enfants que leur mère portaient dans son ventre durant son état de groissess, ayant atteint un certain âge et ayant une certaine expérience du monde et des choses,  font  naître la crainte d’une séparation chez leur mère ou chez eux-mêmes.

 

 

 

 

 

La formation artificielle du peuple à l’extérieur de son territoire originel consisterait alors à recréer dans le nouveau territoire élargi et extensible à l’infini en terme d’objets, de découvertes, de contacts, de sources de nourriture, d’excitations, un trésor commun de nourritures pour la vie  à l’image de celui qui les nourrissait et les unissait dans le premier territoire intérieur. 

 

 

 

 

 

 

La forme artificielle du peuple naît lorsque les relations entre les individus qui le composent ne sont plus naturelles.  Lorsqu'en dehors de l’enveloppe de la ruche ou du ventre maternel qui les contenait dans le même espace par nécessité et par contrainte, dans le monde extérieur, ces relations alors nécessaires entre la mère et ses enfants  dans leur territoire naturel, arrivent à un moment où elles ne sont plus nécessaires ou se relâchent, même si elles restent effectives, efficientes, utiles, voulues et conservées pour des raisons diverses par les parties et que les relations nécessaires entre les enfants dans le territoire naturel du ventre de leur mère n’est plus nécessaire.

 

Rousseau passe par ce raisonnement pour montrer que la vie en société n'est pas seulement fondée sur la nature mais sur la volonté , sur la conscience, sur la raison et sur l'engagement historique des vies qui contractent. Ainsi donc, arrivés à un certain moment de leur histoire personnelle qui a commencé dans des ilots de territoires maternels particuliers en nombre infinis dans l'océan de la vie que l'on appele Jotnaam à Yokaam,  les relations entre les enfants arrivés à l’âge de la maturité, celui du savoir et de la production avec leur famille naturelle ne sont  plus nécessaires, plus naturels mais voulues, donc historiques et justifiables par les acteurs que sont les parents et les enfants.

 

 

Les formes artifielles du peuple commencent à apparaître lorsque par exemple comme le dit encore Rousseau dans le contrat social, la distance qui séparent les  individus qui le compose est trop grande parce que l'espace de domiciliation du peuple est trop grand pour être parcouru dans sa totalité par une vie humaine. La forme du peuple devient artifiel lorsque personne ne sait plus si celui qu'il rencontre est du peuple ou n'est pas du peuple. La forme artificielle du peuple se apparaît et se développe lorsque dans le même territoire on voit certains qui mangent et boivent par besoin et par vice alors que d'autres peinent à humer seulement les odeurs des délices. Le peuple devient une fiction lorsque celui qui se trouve en son sein ne peut plus dire par où il commence et par où il s'arrête. La forme artificielle du peuple apparaît et se développe lorsque donc personne ne connaît plus personne et ne sait presque plus rien de l'institution sociale entre les mains d'un groupuscule qui vit au nom du peuple et de la puissance du peuple.

 

 

 

 

 

Un peuple donc, c’est aussi une invention vivante, investie d’une conscience, d’une compétence, d’un pouvoir autonome, d’une  mission d'une intention et d’une volonté dans l’histoire, une puissance qui se meut vers sa propre destruction lorsqu'elle est dirigée de l'extérieur, et qui se dirige vers le meilleur de ses états lorsqu'il prend conscience de son existence et de devient sa propre volonté.

Par Aarchitectedubien - Publié dans : NOTRE ORGANISATION - Communauté : notre planète et son mal être
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 14:12

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Quand on entend le mot peuple, l’image la plus proche qui se dessine dans l’esprit est celui d’une totalité. La différence ne viendrait que de la représentation de cette totalité.

 

 

 

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Par le mot peuple,  la mesure la plus naturelle et la plus juste,  est celle qui correspond à la quantité totale absolument déterminable par le nombre des individus vivants formant par leurs corps et par leurs esprits, un groupement social nouveau ou ancien,  établi sur ou autour d’un support matériel ou immatériel commun quelconque dans un espace matériel ou métaphysique dont ils revendiquent la propriété et l’organisation. En ce sens le mot peuple désignerait la même réalité que le mot population. Il ne serait donc porteur d’aucun contenu péjoratif ou flatteur. La notion de peuple s’apparenterait donc à la notion d’ensemble en mathématique pour désigner un contenant et un contenu déterminé par une caractéristique qui donne un droit d’entrer et un droit d’expulsion.

 

 

 

 


Le seul critère que nous considérons dans la définition du peuple en tant que totalité abstraite construite ou empirique constable, est l’existence d’un ou de plusieurs dénominateurs communs dans un groupement quelconque d’individus vivant dans un espace sur un support commun ou autour d’un support commun dans une partie de l’espace monde. Ainsi, on peut parler de peuple ou au moins de regroupements sociaux d’individus non humains. Par exemple chez les abeilles.

 

 

 


L’ensemble des individus qui sont dans la ruche accrochée à la branche d’un arbre dans une forêt est un peuple d’abeilles, une population d’abeilles. S’il est théoriquement possible c’est-à-dire rationnelle et légitime de considérer comme un peuple l’ensemble des individus appelés abeilles vivant dans l’espace ruche, il serait autant rationnel et légitime de considérer que l’ensemble des vies humaines qu’une femme en grossesse porte dans l’espace de son ventre forme un peuple. Lorsque les abeilles sortent ensemble de la ruche et forment un seul essaim en vol ou fixé sur une branche, elles forment toujours un peuple dans un monde qui les contient ainsi que les contenait la ruche, mais beaucoup plus vaste que le premier espace ou monde intérieur de la ruche.

 

 

 

 


Lorsque la femme enceinte met au monde le contenu de son ventre supérieur ou au moins égal à deux vies, ces deux vies forment encore un peuple sur les seins du corps de leur mère. Mais si la quantité ou le volume du peuple reste la même dans leur milieu naturel comme dans leur second milieu de transfert qu’est le monde extérieur, les rapports entre les individus n’est plus le même et le rapport entre les individus et leur monde n’est plus le même. La quantité du peuple en tant que totalité d’élements associés ou associables en une totalité doué de sens et investi d’un sens, reste constante. 

 

 

 

 

 


Mais la forme du peuple n’est plus la même en tant que totalité d’éléments constitutifs articulés dans un espace délimité commun et en tant que relations entre ces éléments,  entre eux et leur environnement et entre eux et leur support originel.

Le « gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple » peut avoir plus d’une forme selon les formes du peuple.

Par Aarchitectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : Pour un monde meilleur
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