Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 13:00

  

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Nous avons emprunte Ce titre est celui d'un texte historique rendu par le Pr de philosophie S.P.Guèye, pour servir de discours d'usage lors d'une distribution des prix en 1976 au lycée Faidherbe de St Louis ou il enseignait la philosophie.  

La cérémonie devait être présidée par le Chef de l'Etat de l’époque, le Président Léopold Sédar Senghor.    

Lorsque ce dernier reçut le projet de discours, il s'adressa , par l'entremise du Ministre de l'éducation nationale de l'époque, Mr Kader Fall,  en ces termes au Professeur de Philosophie ': ....l'intelligence du texte que vous avez soumis a ma lecture m'amène a vous retirer ma confiance....!  

Ce n'est pas l'objet de notre propos de faire ici le procès de Senghor qui abhorrait - c'est connu-  la critique de son régime ! Il partage cette aversion de la contradiction avec celui qui vaille que vaille s'acharne aujourd'hui a se faire son succédané !

 

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Le professeur  était a l'époque le gourou des jeunes générations lycéennes contestataires  de la terreur senghorienne des années  1970 particulièrement dans le microcosme  politique contestataire  saint-louisien. Il avait eu le joli prétexte d'avoir été choisi parmi ses pairs pour s'adresser au Président Poète.

 

Il saisit l'occasion pour faire l'état de l’école, l'état des libertés publiques et l'état du droit !  L'école ce creuset de tous les paradoxes et des injustices de notre société post colonial avait déjà  pris le devant de la lutte qui fera partir Senghor en 1980. Senghor savait que cette adresse était subversive et naturellement il n'avait pas aimé ça !

Les libertés publiques étaient confisquées par l'état néo colonial post 1968

Le droit assujetti a l'idéologie réactionnaire de la pensée unique senghorienne

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Mes souvenirs ne sont plus tout a fait exacts mais je crois que  ce texte historique sera publié par le Journal And Sopi  dont j'avais plus d'une vingtaine d'années  soigneusement archive la coupure mais  imprudemment hélas abandonné  " a la critique rongeuse des souris " .! Comme du reste tant de pièces d'art  et morceaux d'architecture de cette période de lutte révolutionnaire. Il ne se passait pas un jour ou on ne pouvait se délecter des chefs d'œuvre de Amath, Mbaba Guissé, Samba Diouldé , Abdoulaye Elimane Kane etc...

 

 En substance Le Professeur avait plaidé dans son texte pour un surcroit de raison pour fonder un véritable Etat de raison, et profilait les conditions pour cela. Mais c’était  trop demander au Président Poète imbu de son orgueil légendaire presque condescendant sur les intellectuels de l'époque qui osaient défier son magistère engluée dans une idéologie néocoloniale malgré le vernis socialiste africain! Sic !

A l'époque le Parti de Contribution libéralo -travailliste travaillait cote a cote avec l'UPS avec laquelle il partageait déjà les prébendes politiques dans une sorte de société de joint- venture pour faire échec et noyer les luttes populaires dans les joutes parlementaires.

 

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C'est ça la vraie histoire de Mr Sopi: c'est une escroquerie qui a été vulgarise. Il n'y a jamais eu ...26 ans d'opposition ! L'opposition qui a poussé Senghor au départ et Diouf au multipartisme intégral était dans les planques.

L'Etat Néo colonial de Senghor ne s'accommodait d'aucune contestation mais la lutte s'organisait patiemment à travers les mouvements d'avant-garde malgré les divisions idéologiques , l'objectif commun n'était jamais occulte !

La gabegie faisait rage dans les hautes sphères de l'Etat, les détournements de milliers de conventions de prêt au profit de certaines figures actuelles de l'ancien régime seront plutard révélés a l'opinion par le Ministre des Finances Mamoudou Touré a l'avènement de Abdou Diouf ! C'est comme si c'était hier et c'est pourquoi les mouchoirs blancs de certains nous donnent la nausée ! Nous avons le devoir de ne pas oublier que certaines fortunes actuelles fièrement exhibées ne sont en réalité que le fruit de la rapine savamment organisée a l'époque par un régime compradore qui reposait sur le consensus bâti entre les différentes féodalités économico - religieuses et politiques qui  gouvernaient l'état néo colonial senghorien .

 

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Lorsque Abdou Diouf remplace Senghor, l'espoir qu'il avait suscité de par le parcours sans faute qui lui était attribué, a savoir comme haut commis de l'état émérite, indiffèrent aux richesses et nationaliste s'évanouit aussi vite qu'il fut porte !  Entretemps même le légendaire Cheikh Anta Diop se laissa prendre et déposa ses armes devant la candeur que Diouf dégageait ! Les premières mesures annoncées par Diouf d'éloigner les forces rétrogrades et prébendières des arcanes de l'état suscitaient l’engouement. Hélas cette nouvelle espérance fut de courte durée. L'affairisme politique et financier repris de plus bel et la loi sur l'enrichissement illicite fut enterrée vivante comme un mort -ne !

 

L'état compradore s'adapta et la gabegie s'installe à nouveau. Comme une fatalité !

Les mesures d'ajustement structurel  " moins d'état , mieux d'état" aidant , la sphère de l'état se rétrécit comme peau de chagrin avec la destruction systématique de tous ses leviers dans l'économie faisant la place a une cohorte de charognards qui s'emploieront a dépecer le cadavre .

A la fin des années 90, la mondialisation qui avait amené dans sa gibecière le libéralisme triomphant finit par achever le peu d'industrie néocoloniale qui existait faisant la place a une économie d'importation tout azimut de toute la pacotille de biens manufactures en Asie du Sud Est ou avait été  délocalisée toute la production mondiale.

 

En 2000, soit 20 ans après le départ de -L.S. Senghor, a l'avènement de l'Alternance, il n'y avait presque plus de Services Publics : l'encadrement du monde rural, l'école publique, le secteur para public, tout était défait et en lambeaux.

Les institutions étaient également sévèrement atteintes ! Il n'y avait plus d'Etat que la Présidence de la République, et, au moment des Elections de Février 2000, tous les protagonistes promirent de mettre fin a l'hyper présidentialisation du Régime socialiste ! Il n'y avait plus d'Etat, il n'y avait que le Président.

 

2000. Les sénégalais révèrent de nouveau ! Un nouvel espoir était né sur la base d'un monstrueux malentendu entre la gauche historique et le Chef de l'internationale libérale.

 

12 ans après ou en sommes-nous au point qu'une importante frange de la société sénégalaise en arrive à regretter ...  L'Etat de Diouf et même celui de Senghor ?      

 

 

... En Février 2012, vous avez le choix, faites le bon choix car " on ne se trompe pas dans l'élection d'un Président de la république ! "  

 

 

POUR UN ETAT DE RAISON, 

 

  Paix a ton âme  et Merci Professeur ! 

 

 

(A suivre)

Par Archtectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : Architectedubien
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 23:30

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Je ne sais pas si les faits dont je viens d’entendre leur reconnaissance de la part de l’un de leurs auteurs très hauts placés dans la république, peuvent se produire dans tous les Etats modernes du monde et surtout dans les sociétés anciennes, et y avoir les mêmes  conséquences. Mais comme nous vivons à l’heure de la mondialisation et que le droit d’ingérence sans être mort est relativement allégé et que tout ce qui se produit en un lieu de la terre peut avoir des impacts en d’autres terres très éloignés, je vous en faire part tout de même.

Un ancien ministre de son président vient de répéter à la télévision privée du Sénégal ce qui s’est passé dit-il en public puisque tous les ministres étaient alors présents au banquet de ce jour-là : " Le président ne s’est pas caché dans la manière par laquelle il m’a remis cet argent d’un montant de sept milliards que nous avons reçu comme une aumône de talibé au près d’un peuple de grands travailleurs. Il me l’a remis en public devant tous les ministres. Les témoins qui sont encore vivants s’ignorent rien non plus de la destination de cet argent. Ils n’ignorent pas non plus le mode de répartition arbitraire puisque je pouvais en disposer selon ma guise. Je devais en donner une part déterminée selon mon arbitraire, à des ministres que je jugerais dignes d’en recevoir selon les raison personnelles et non point selon les raison de l’Etat ou selon les raison du peuple. Ainsi je ne nie pas avoir reçu cet argent et d’avoir usé de cet argent ainsi que j’avais jugé alors juste d’en user. Maintenant que le peuple sait que j’ai les mains propres, je voudrais gouverner le Sénégal."

Abdoulaye Wade va partir bientôt. Ce départ ne relève d’aucune science qui demande une intelligence particulière. Je souhaite que ce départ soit un départ vers le repos de son corps et de son âme .S’il disait un seul mot et un seul mot, il aurait guerre beaucoup de sénégalais et il aurait encore gagné en longévité et en beauté : « j’ai fait ce que j’ai toujours voulu faire depuis le jour où l’idée de gouverner un jour le Sénégal m’est venue. J’ai de bonnes copies comme j’ai des copies moins bonnes en divers sujets. Je ne suis pas un dieu et vous n’êtes pas plus humains ni moins humains que moi .A vous maintenant et encore de choisir librement un autre que moi »

Beaucoup aurait soupiré et beaucoup qui attendent le chaos auraient une grande déception. Pourtant la question persiste dans ma tête : le pire ne pourrait-il pas aussi venir après ?

Si j’étais premier ministre d’un dieu ou d’un Dieu dans une république au milieu d’autres vies humaines, s’il me demande de distribuer à ma guise autant d’argent venant d’autre homme comme moi et les autres, je lui aurais répondu : donner moi monsieur le président le temps de vérifier s’il n’y a pas un investissement plus général ou une dette à rembourser qui nous accable ?Jusqu’ici je crois que Senghor fut un homme intègre et que Ousmane Tanor Dieng est aussi un homme intègre. Mais cette honteuse révélation qui vient du haut de la république  prouve que l’Etat du Sénégal n’est pas à sa meilleure place sur l »échelle international de la corruption criminelle organisée.

Le jour où les architectes du bien sortiront des eaux du fleuve de la vérité et de la justice.

 

Par Archtectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : notre planète et son mal être
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 20:27

 

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       « Notre Constitution donne l’exemple à suivre. L’Etat chez nous, est administré dans l’intérêt du plus grand nombre, et non d’une minorité. De ce fait, notre régime a pris le nom de Démocratie. Pour les affaires privées, l’égalité est assurée à tous par les lois, surtout celles qui assurent la défense des faibles et attirent sur ceux qui les violent un mépris universel. Pour les affaires publiques, nul n’est gêné par sa pauvreté ou l’obscurité de sa condition, s’il est capable de rendre service à la cité…Nous savons concilier le goût des études avec l’énergie et le goût du beau avec la simplicité…Même si toutes les choses sont vouées  au déclin, puissiez-vous dire de nous, siècles futurs, que nous avons construit la cité la plus célèbre et la plus heureuse. »Périclès.  

 DSC03388[1]En enquêtant sur le personnage cité et pas la première fois, par ce candidat à la présidentielle sénégalaise de 2012, j’ai trouvé dans http://www.linternaute.com/: « Malgré ses propensions démocratiques, il s'impose catégoriquement dans le gouvernement de la cité, élimine les oppositions et mène une politique impérialiste… » Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que Périclès est peut-être lui aussi un démagogue, celui dirige le peuple ou qui cherche à attirer le peuple vers lui en vue de réaliser un fin très souvent personnelle qu’il incapable d’être réalisé par ses seules force, en leur narrant leur propre espoirs et rêves mais aussi leur désespoir, comme s’il était lui-même l’architecte ou un des architectes invisibles qui planifièrent cyniquement leur condition d’existence indésirable, tout en apparaissant comme l’unique sauveur. 100_8807.JPG

La nécessité de recourir à la force ne prouve pas seulement que Périclès ne soit pas un démocrate. Ce recours à la force et à la violence signifie aussi que Périclès s’est trompé sur les paramètres universels qui fondent la démocratie véritable et le bonheur véritable avec tout ce que ce concept contient.

 

 

 

Pour nous autres architectes du bien,  « Tout prince encore non rassasié est un usurpateur ».C’est pourquoi notre premier exercice moral et politique est d’apprendre à être rassasié.

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Dans la conception sérère du pouvoir politique, ce n’est pas l’homme qui court derrière le pouvoir, mais ce sont les diverses forces du pouvoir qui pourchassent le siège du pouvoir légitime. Il s’agit toujours dans la poursuite de ce siège du pouvoir de neutraliser l’âme la plus proche du bien ou l’âme la plus proche du mal.

 

 Pour nous autres, le mot « démocratie s’évanouit ou meurt quand dans son espace, il entre en contact avec les couples de mots « faibles » contre « forts », « pauvres »contre riches, « condition obscure » contre condition transparente, « capable de rendre service à la cité » et inapte au service  citoyen ou national ou républicain. Autrement dit, là où vivent des humains faibles et des humains forts, la démocratie ne peut exister ni dans l’esprit ni comme un fait de l’histoire. Elle ne peut-être qu’une 100_8818.JPGillusion vendue au peuple constitué d’atome pleine de charge d’espoirs divers qui justifient toutes leurs agitations.

 

 

 

 

 

 

 

La démocratie prend place dans les réalités politiques de l’esprit, lorsque l’homme accède à la pleine conscience et à la pleine vérité de soi dans le monde, et à la pleine conscience de l’existence et des droits d’autrui dans ce même monde,  et pour cela, il faut nécessairement avoir une certaine lumière sur la condition humaine en général et de sa condition particulière dans ce général.

 

 

L’esprit de la démocratie et le désir de vivre dans la démocratie prend naissance en l’homme lorsque dans sa solitude, il prend conscience de sa capacité à faire le mal et de sa capacité à œuvrer pour le bien, mais aussi de sa vulnérabilité.

C’est le moment où il faut choisir sans délai pour ne pas mourir comme un soldat déserteur. Définitivement ou provisoirement. Parce que partout, vivre pour l’homme, c’est apporter sa contribution solidaire à la construction du bien ou du mal, étant entendu qu’on ne peut pas servir deux dieux qui se font la guerre en même temps et sous la même uniforme.

Avant ce moment, l’homme ne peut ni se respecter dans ses propos ni dans ses actions et conséquemment ne peut respecter autrui et ne peut respecter le cadre dans lequel se déploie cette vie. C’est pourquoi aussi les enfants sont partout les meilleurs hommes politiques du monde. Ce sont eux qui sont capables d’atteindre encore cette conscience pure de la vie en général et plus aptes à la sacraliser. Ce n’est pas par manque de moyens ou d’intelligence que le taux de crime est plus bas chez les enfants que chez les adultes corrompus et habités de tous les vices. C’est pourquoi la naissance de l’esprit de la démocratie est inséparable de la naissance d’une autre conception de la vie humaine et d’une autre conception du monde fondée non pas sur la vanité subjective mais sur la vanité du genre humain et sur sa compétence à proposer diverses solutions pour un même problème. La caractéristique la plus répandue dans les sociétés modernes, c’est que partout, ce sont des adultes corrompus jusqu’à la moelle des os qui s’évertuent malgré tout à indiquer la vérité à suivre à des enfants indignés qui entendent encore la vraie vérité : celle de l’amour de soi aussi de l’amour d’autrui, celle du travail de tous et du partage solidaire et équitable des fruits du travail de tous. Mille travailleurs suent du matin au coucher du soir et tard dans la nuit comme des rats, une seule personne ne vient tout engloutir dans son ventre pour elle seule ou pour la sécurité de la progéniture et pour revenir cyniquement faire manger du volé à des âmes qui s’étaient pourtant jurées de ne jamais s’alourdir de ce qui n’est pas légitimement acquis. On a fait aujourd’hui la démocratie une compétition financière, une compétition de forces militaires, une compétition médiatique, une compétition d’intentions et de certificats de déclarations de délivrance. Dans tous les cas de longévité, oui, tout pouvoir prend son « déclin », y compris celui de Dieu puisqu’il n’a plus le monopole de la mort et de la vérité.

Les architectes du bien sont en train de lutter dans toutes les eaux des fleuves du monde. Le jour où ils mettront leurs pieds sur les terres du monde, notamment au Sénégal, le visage du monde va véritablement et profondément changer et conséquemment certains visages de l’homme ne seront qu’un horrible souvenir. Avec les architectes du bien, il n’ ya aucun doute, il n’y aura plus de petits et de grands dans la cité, bien sûrs, il y aura des docteurs et des certifié mais la possibilité de devenir docteur sera donné à tous, mais à ceux qui semble être exclus de cette vocation par nature car le droit à l’éducation et à la formation ne sera plus un droit qui se vend comme toute chose de marché et la passion pour les études et pour le succès seront parmi les plus hautes passions de la Cité . Il n’y a pas de doute à leur sujet : « ils furent tous des femmes et des hommes de bien qui apprirent à se rassasier ».Ils sont maintenant sur le chemin du retour.

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Par Archtectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : Lesarchitectesdubien
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 22:43

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Hier, un franco-sénégalais révélait ou peut-être inventait l’existence d’une demande de secours à l’armée française pour sauver un régime en danger au Sénégal, comme si le Sénégal n’avait pas une armée républicaine capable de défendre l’intégrité de son territoire nationale, comme si les braves Jambars de notre armée étaient dépassés par la puissance d’un ennemi étranger qui veut usurper les terres de sa république. Certains qualifièrent cette information d’intoxication pour des mobiles inavoués.

Le contingent de soldats qui débarqua dans la capitale sénégalaise ce lundi 21 novembre 2011 n’est pas un contingent imaginaire, mais un bataillon de vrais soldats, lourdement armés disaient et disent encore fièrement et avec beaucoup d’assurance, ceux qui firent appel à ces tueurs de la démocratie, de la liberté des citoyens de tout pays à délibérer sur les affaires qui regardent la vie des individus et celle de la nation. Ils descendirent dans un territoire étranger sans aucun mandat d’une instance internationale. Ils s’engagèrent donc d’eux-mêmes et on ne pourrait pas en vouloir à la France ou à une autre puissance étrangère qui est encore nostalgique des périodes de l’esclavage. Ils choisirent comme tout mercenaire dans une guerre, de monnayer leur pouvoir.

Ils descendirent tous avec des armes mortelles, celles de la sophistique politicienne. Ils commirent un double crime ou alors tentèrent tous d’assassiner l’autorité et la crédibilité de nos juristes et particulièrement de nos constitutionalistes. Ils déposèrent aux portes du Conseil constitutionnel sénégalais une bombe plus dangereuse que la lettre du jeune Malick Noël Seck.

En se décidant, librement je suppose, de descendre au Sénégal pour défendre la validité de la candidature d’un citoyen qui eut lui-même, en toute connaissance de cause et en toute lucidité, à proclamer que la Loi impartiale ne lui permettait pas d’être candidat à l’élection présidentielle sénégalaise prévue pour le 26 février 2012, au terme de son deuxième mandat en cours, ces constitutionalistes étrangers ont pris une très grave et historique décision autant que ceux qui auraient fait appel à eux.

Demain, si jamais le pays bascule dans la terreur, personne ne pourrait plaider leur innocence. D’ailleurs le pays est déjà dans la terreur, car c’est une grande catastrophe que de voir les juges se détourner de la vérité impersonnelle pour sombrer et entraîner dans leur chute, le pays tout entier dans un naufrage dont personne ne peut calculer d’avance les conséquences.

C’est une grande catastrophe certainement dans la conscience de ce physicien et épistémologue français, Jean Ulmo qui écrit dans La pensée scientifique moderne ,que « la notion de vérité est au fondement de la vie personnelle et de la vie sociale ».Car ces mercenaires du droit n’ont fait rien d’autre que de tenter de nier au sénégalais tout court et aux constitutionalistes sénégalais l’intelligence et  l’honnêteté nécessaire pour entendre et suivre le Législateur sénégalais. C’est pire que ces crimes sauvages qui séparent la tête du reste du corps. C’est une tentative de génocide.

Le juriste n’est pas seulement une grande mémoire ou une grande armoire de lois, d’articles, de décrets, d’alinéas ou un grand interprète du sens et de la portée de ces choses du droit. Un juriste est avant tout un homme de principe, une âme qui craint de faire du tort à soi-même, à autrui et surtout à la vérité qui nourrit l’homme et qui sert de fondement  à sa vie. Si ces mercenaires du droit avaient une parcelle de pouvoir  sur d’autres soldats armés de mitrailleurs ou d’autres armes d’extermination de peuple, ils n’hésiteraient certainement pas de les envoyer chez nous.

Socrate n’aurait jamais fait appel à des juges étrangers pour défendre sa cause : il préféra aimer les lois de sa cité et se plia au verdict de ses juges qu’il ne cessa de respecter malgré le sort qu’ils lui réservèrent.

Cet appel ultime me ressemble à celui d’un malade condamné à mort qui pense que la mort vient, il y a toujours un médecin moderne ou un sorcier capable d’empêcher à Dieu ou à un peuple de reprendre ce qui est avant tout à lui avant d’être confié à une personne ou à un groupe de personnes.

Les membres du Conseil Constitutionnel auraient-ils peur après cette descente de mercenaires recrutés contre eux ? Je ne le crois pas car le sage est toujours celui qui n’a peur que du contraire de la vérité et de la justice.

 

Par Archtectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : Architectedubien
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 21:35

 

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 Club Philosolidaire de l'Association Architete du Bien 2011-2012

Le concept de Benno n’est pas encore à la fin de son histoire, mais il avance irrémédiablement vers un moment crucial : celui du choix d’un candidat appelé candidat de l’unité. Aujourd’hui, le choix est devenu plus facile puisque les variables ont diminué en nombre. On se demande à présent : nous faut-il Moustapha Niass OU Ousmane Tanor Dieng ? Les accompagnateurs et membres sympathisants de la coalition politique s’interrogent, mais c’est à la commission de facilitation des sages, tous responsables de parti, qu’il incombe la grave chance et honneur de faire le choix. Ils seront donc les premiers architectes de la victoire ou de l’échec du futur attendu.

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L’importance de l’unité

 

 

 

Il n’est pas besoin de le démontrer. C’est presque une évidence. Lorsque deux personnes qui pèsent chacune 50 kilogrammes se mettent sur l’extrémité d’un axe à l’opposé de laquelle est  assise une autre personne de 50 kilogrammes, il ne saurait y avoir de conservation de l’équilibre, à moins que la force humaine ne soit pas seulement générée par les muscles ou le poids matériel de son corps. Par contre, si les deux se séparent, rien n’est plus certain, parce que la séparation peut aussi diminuer immédiatement un poids dans certaines circonstances, comme elle peut aussi l’augmenter. D’autres suppositions sont possibles. L’unité réclamée aujourd’hui par le peuple sénégalais et par la république, n’est pas seulement importante parce qu’elle pourrait faciliter une victoire théoriquement possible. Mais elle est surtout importante en ce sens qu’elle permettrait au peuple de restaurer la confiance sociale nécessaire et la capacité de renonciation au particulier, au singulier, au nom de l’universel. Bien sûr, rien ne prouve que le peuple ou la république valent la peine de renoncer à notre individualité. Ceux qui se sacrifient pour eux n’attendent en général rien en retour. Ce qui compte pour eux en général, c’est la contemplation du peuple heureux et cette contemplation, ils la font dans l’esprit et c’est pourquoi ils ne voient que très rarement ce jour du peuple et de la république concrètement dans l’histoire.

 

 

 

La coalition Benno Siggil Sénégal peut-elle ignorer cela ?

 

 

 

Benno ne peut pas ignorer ce que tout le monde sait car ce serait une catastrophe politique  que de voir les moins éclairés gouverner les plus éclairés. C’est une douloureuse catastrophe pour Platon en tout cas dans sa République, que de se voir « gouverner par plus médiocre que soi ».Dès lors, on peut se demander si le fait de ne pas déclarer le nom du candidat de l’unité, le dimanche 31 octobre 2011,est une incapacité de détermination objective ou subjective, ou plutôt une stratégie qui trouve bien sa raison d’être dans le contexte actuel.

 

 

 

Le candidat de l’unité n’est pas le meilleur des hommes

 

 

 

Le candidat de l’unité n’est ni le meilleur des hommes, ni le plus riche des hommes, ni le plus intelligent, ni le plus expérimenté. Mais il devrait être disposé à apprendre à devenir tout cela en même temps ou à s’entourer d’une équipe d’hommes et de femmes disposés à faire l’école théorique et pratique de la bonne gouvernance, et il est nécessaire que le peuple à unir croit voir cela en lui ou en elle pour des raisons objectives ou subjectives. Gouverner un Etat en un seul jour sans faire de tort à personne ou à soi-même pourrait figurer parmi les grands miracles du monde des humains. Et pourtant, je me refuse toujours de croire que Senghor ait pu vouloir durant sa vie de citoyen simple et universel du monde ou durant sa vie de président, volontairement du mal à une vie humaine par un conflit d’intérêts personnels. La paix soit sur tous les saints de l’humanité !

 

 

 

Ce que Benno fera intéresse-t-il Abdoulaye Wade ?

 

 

 

En principe, il n’ya aucun lien ou il ne devrait y avoir aucun lien entre ce que le Conseil constitutionnel dira de la candidature d’Abdoulaye Wade et le choix du candidat unique de Benno. Par contre, il peut y avoir un lien entre l’interprétation subjective qu’Abdoulaye Wade peut faire de sa candidature hautement, apparemment ou réellement risquée, même si elle était conforme à la Loi, et l’aboutissement des négociations au sein de Benno pour une candidature unique. Partout dans les Etats du monde, il y a, ou il peut y avoir dans l’opposition politique, des « opposants »qui empêchent de s’opposer véritablement.

 

Par Archtectedubien - Publié dans : De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire - Communauté : Tous Solidaire...
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