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On s’est demandé chez nous, aux Assises de Wéthiar Ndigil à Pagaal qui viennent de se terminer hier, durant treize jours, si on pouvait considérer l’existence comme un mouvement universel ayant un point de départ et une fin connus ou inconnus, connaissables ou non repérables, d’un ensemble de pouvoirs naturellement et historiquement constitués par l’homme, constituant des choses et des êtres sensibles et intelligibles de toutes sortes, simples et composés, homogènes et hétérogènes, visibles et invisibles mais détectables par la raison ou pouvant avoir un droit de présence dans les deux grands sous-ensembles du monde, de l’univers, du cosmos, que l’on appelle Nature ou Culture, agissant et réagissant volontairement et involontairement dans les intimités qu’ils constituent, qui sont multiples et hétérogènes, sur leur environnement, et subissant ou faisant subir dans leurs activités et dans leurs interactions, des extensions ou des compressions positives ou négatives, se traduisant en termes de gain ou de perte prenant toujours leurs significations et leurs valeurs objectives ou subjectives, individuelles ou collectives, particulières ou universelles, mais toujours et partout, en considération de leurs effets et de leurs impacts positifs ou négatifs, favorables ou défavorables, dans la conception et dans la réalisation individuelle ou collective des conditions extérieures et des conditions intérieures nécessaires à l’accomplissement, ou au moins, à la conservation de leur croyance, de leur espoir, de leur souci universels instinctifs et réfléchis individuellement et collectivement, signifiant et valorisés , et qui est de se conserver le plus longtemps possible et dans le meilleur état de satisfaction souhaitable et possible comme un idéal de référence ou comme un horizon historique à atteindre sur la terre, souci de l’existence qui apparaît partout, dans la nature comme dans la culture, comme une inscription universelle dans chacun de ces pouvoirs sensibles, intelligents, raisonnables, capables de souvenir et de projection, incapables de réfléchir sur eux-mêmes et sur les autres, mais pouvant sentir leur présence et la signification et la valeur des autres présences de leur monde, comme un devoir, un droit, une promesse, un contrat, un principe, une règle universels, depuis leur conception et inséparables de leur gouvernance individuelle et de leur gouvernance collective, parce qu’orientant toujours, consciemment et inconsciemment, toutes leurs activités et leurs actions particulières, leurs productions, leurs modes de production, leurs moyens de production, les objets qu’ils produisent, leurs relations et leurs rapports dans tous leurs champs d’activités et traversant leur histoire individuelle leur histoire collective du début à sa fin et lui donnant le sens et la valeur universelles les plus claires que l’existence pourraient réclamer de fait et en droit dans la Nature qui se trouve en dehors de l’homme et dans la Nature qui se trouve dans l’homme, considérant que cette conception de l’existence sans être la seule voie possible praticable, efficace, rationnelle et légitime, permettrait de donner une raison d’être à l’existence, de comprendre l'activité au sein de la Nature et dans la Culture, et diagnostiquer l'état de l'existence dans une étendue spatiale et temporelle déterminée; et si, prenant ce point de départ pas seulement théorique mais plutôt d’ailleurs empirique, on pouvait s’autoriser à dire si aujourd'hui, Pagaal est bien gouvernée aujourd’hui ou ne l'est pas.

II.

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