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« L’attitude de notre temps à l’égard de la nature ne s’exprime guère, comme aux siècles passés, par une vaste philosophie de la nature ; elle est au contraire déterminée dans une très large mesure par les sciences de la nature et les techniques modernes. », Werner Heisenberg, La Nature dans la physique contemporaine.

0.1.Il ne peut pas y avoir une vie et une histoire individuelle ou collective spécifiquement humaines dans l’ensemble de l’existence qu’on appelle monde, univers ou cosmos, si elle n’est pas inscrite dans une certaine vérité, dans un ensemble de vérités qui lui servent de contenant, de pieds, de conditions théoriques et dans ces idées, ces représentations, ces images, ces compréhensions que l’homme se fait individuellement ou collectivement de l’existence en générale et de sa propre existence, et des rapports dans l’ensemble de l’existence, sur sa signification, son origine, son devenir, son mouvement, ses activités, il peut y en avoir certaines qui sont des avantages et d’autres qui peuvent être des obstacles, certaine facilement réversibles ou transformables en leur contraires et d’autres plus anciennes et plus résistantes. C’est l’avis de Jean Ulmo dans La pensée scientifique moderne que « La notion de vérité est au fondement de la vie sociale et de la vie personnelle de l’homme. » Si la vie de l’homme est impensable sans la notion de vérité, sans l’idée de mesure, de cause, de raison d’être, l’existence d’une manière générale, celle des autres êtres vivants ou non vivant au sein de la nature et les choses et les divers existants que l’homme produit ou cherchent à produire, celles qu’ils cherchent à atteindre et à s’approprier et ceux qu’ils fuient, existent aussi suivant une certaine vérité. C’est en supposant une certaine vérité inscrite de manière visible ou cachée dans la nature, intégralement ou partiellement et dont il détient une partie, que l’homme en conclut que sa vie aussi ne peut pas être présente sans raison d’être, sans aucune matérielle, efficiente ou finale qui lui aurait donné naissance et parce qu’il sent ou sait que son vie peut prendre plusieurs formes existentielle, avoir plusieurs états existentiels, se retrouvée dans plusieurs conditions existence que l’homme suit certaine vérités qu’il découvre par expérience, par révélation ou qu’il hérite de son passé, en espérant que ces mesures, ces principes universelles ou locales, ces règles, ces manières d’être peuvent le conduire à la destination visée. La vie de l’homme reposerait donc sur l’ensemble extensible, compressible des vérités qui découvre ou qu’ils se construit ou qu’il trouve déjà composée au sujet de l’existence en générale et au sujet de sa propre existence au sein de ce grand ensemble, concernant son origine, ses relations internes composées selon la matières, le mouvement, la forme, le temps, la destination, l’activité, l’orientation, l’horizon visée, les limites, les chances d’arriver à l’horizon visé, la manière d’aller vers ce qui est visé comme devant être atteint pour s’en approprier, pour le modifier ou le supprimer, les comportements, les états existentiels possibles, etc. Il importe donc, pour celui qui veut comprendre l’Histoire de l’homme de se demander quelle est la conception générale qu’il se fait de la vérité, dans ses origines, dans ses formes, dans ses causes, dans ses signification, quelles sont les vérités auxquelles sa vie est accrochée. En quoi pourrait consister cette compréhension de la vie humaine qui viserait les vérités au fondement de l’existence en général et les fondements de sa propre existence ? Et d’abord que peut-on comprendre dans la notion de vérité ? La vérité ou la cause d’une chose, la raison d’être d’une chose, c’est ce sans quoi cette chose ne peut pas exister. La vérité, indépendamment de sa source, de son accord ou de son désaccord avec la réalité dans laquelle elle s’inscrit d’elle-même par sa source ou par un observateur extérieur qui est une partie au sein de la totalité ou elle est supposée se trouver et s’exprimer, est donc un genre de pouvoir et en tant que pouvoir, elle est faite pour agir, pour influencer, pour déplacer quelque chose, pour déclencher, orienter, dévier, changer, surveiller un monde intérieur et un monde extérieur, elle est faite pour décider, pour déterminer, pour choisir , pour mesure ce qui est possible, normal, préférable, impossible, souhaitable, indiquée par la raison ou par les faits. Elle a un pouvoir sur les réalités abstraites et dans les réalités matérielles. En ce sens, la vérité ou l’ensemble des vérités que suit un homme ou un peuple ou qui le gouverne sans résistance, de manière consciente et inconsciente, mérite d’être étudiée, parce que la vérité comme tout pouvoir fait partie des moteur, des forces, des énergies périssables et renouvelables de l’existence qui font agir, qui détruisent et qui construisent, qui permettent de se retrouver et qui égarent pour longtemps ou pour une période pouvant durer. Or le vœux de tout existant dans le devenir est d’arriver là où il va et où la nature ou sa volonté, sa conscience, sa passion l’appellent. Dans la sociologie de Max Weber, la vérité, le sens, la signification de ce qui est à faire ou de ce qui n’est pas fait, de ce qu’il ne faut pas faire et l’engagement à faire ou à s’abstenir de faire est une puissance décisive dans la vie personnelle de l’homme. Pour Emile Durkheim aussi comme pour Karl Marx, chacun homme, chaque membre d’une société démocratique ou aristocratique ou monarchique ou tyrannique, porte en lui comme une contrainte et comme des obstacles, comme des avantages, les vérités fondamentales qui circulent dans sa société et qui sont produites indépendamment de lui et agissent sur lui indépendamment de sa volonté ou de sa lucidité. La notion de vérité intéresse donc le psychologue, le sociologue de la compréhension ou celui qui voudrait prendre les humains et leurs divers production sensibles ou métaphysiques comme des « choses » explicables à l’image des choses dont s’occupent les diverses sciences de la Nature en dehors de l’Homme, notamment la physique, la biologie, les sciences de la terre, les sciences du climat, les sciences des airs, des océans, des roseaux, des vers de terres, des inondations, de la sécheresse, des effets de serres, du réchauffement climatique, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, etc. Je ne suis ni psychologue, ni sociologue, mais je sais un peu de ce que sont la psychologie et de la sociologie et ce que j’en sais peut me servir ici. Si la vie humaine n’était pas intimement attachée sinon intégralement contenue dans un enveloppe, dans une case, dans un immeuble de vérité avec des fenêtres et des portes et des pores même dans les murs en acier, la société ne serait pas possible et en plus, et en plus elle ne saurait évoluer, connaître des ruptures, des changements, des périodes découpés par des points de départ résultant de limites dans les tendances et les orientations des mouvement et des actions de l’existence humaine, contrairement ou rarement qu’on le voit dans la nature qui s’en va tout droit, sans hésitation vers sa destination dont l’horizon aussi peut être proche ou éloigné, parce qu’extensible et compressible en tant qu’existant dans le devenir. Pour Max Weber qui estime qu’un humain libre ou relativement libre, sans nier la présence d’un déterminisme social et naturel dans ses disposition, ne peut pas agir s’il ne voit un sens subjectif ou objectif, universellement partagé ou par d’autres dans la même situation, ou qui lui est propre, même quand il répond de la même manière positive ou négative que les autres dans la même situation. Autrement dit, par exemple, deux électeurs qui répondent Oui à une proposition ou Non, ne sont pas intérieurement déterminés à répondre ainsi à la présence extérieure qu’est cette proposition. Mais comme ils répondent affirmativement ou négativement à la même proposition pour des raisons particulières différentes, chacun en ayant une seule ou plusieurs, il doit nécessairement exister une Raison générale ou universelle entre leurs raisons particulière et c’est cette raison particulière qui est le fondement de la possibilité de leur coexistence, de leur ressemblance dans le même qui contient cette différence. Ce qui est valable dans une urne où plusieurs électeurs, plusieurs sensibilités et intelligence et intimités dans des conditions matérielles et idéologiques différentes forment un corps unifié malgré leur distance, c’est aussi ce qui permet à des abeilles de former un essaim, et c’est ce que l’on doit et que l’on peut appeler en droit un tronc social, un tronc commun, un lien de parenté unificateur et qui ne se voit pas nécessairement quand on disperse l’essaim. Cet élément est nécessairement antérieur aux abeilles et aux électeurs et cet élément est universel. Cet élément est spirituel, métaphysique et il est le même et de même nature et de même qualité, avec le même pouvoir et la même fonction dans un essaim et dans une urne, cet élément est aussi dans le roseau en tant que totalité naturelle unifié, dans le ver de terre, et c’est cet élément qui fait que toute chose est dite Un ( x ) ou Un ( Y) ou Un ( x. y. n…) Il est nécessaire de poser partout la présence de cet élément. Dès que cet élément est retiré des choses et des êtres de l’existence dans les liquides, dans les minéraux, dans les végétaux et dans les animaux, on voit l’existant se décomposer, se déstructurer, se dissocier en une multitude de composantes élémentaires visibles ou invisibles. La vérité est ce qui fait d’une totalité Un, ce qui rapproche, mais aussi ce qui a le pouvoir de séparer ce qu’elle assemblé dans la Nature et dans l’Histoire. Tous les existants qui contiennent dans leur constitution cet élément ont pour tendance universelle à devenir Un et c’est cette tension vers l’unité, vers leur intégralité qui donne un sens à leur devenir. Il est incontestable que tout ce qui existe et qui est en devenir est séparé de quelque chose et ce dont est essentiellement séparé un existant en devenir se trouve en lui, même parce que c’est lui-même. Exister dit l’esprit latin dans le Dictionnaire Larousse, c’est sortir de quelque chose. Tout ce qui existe sort d’un pouvoir, d’une force, d’une énergie, d’une activité, d’un mouvement, d’une transformation d’un pouvoir en un autre pouvoir de même nature ou de nature différente. Un être dans le devenir est un existant qui sort de lui-même et qui va vers lui quelque part dans un horizon proche ou éloigné d’un point de départ et pouvant être extensible ou compressible dans l’étendue spatiale et temporelle au sein duquel il se meut, pour atteindre l’horizon spatiale et temporelle le plus haut ? L’esprit universel de l’Histoire a constitué toute chose avec un capital existentiel initial et a placé le reste de son capital en dehors de lui dans son monde extérieur en des endroits qu’il peut connaître immédiatement et en des endroits qui lui sont cachés et qui ne sont pas toujours faciles à atteindre. Tout ce qui est nécessaire au loup est dans le loup et en dehors du loup. Le loup sait bien que le projet de l’existence n’est pas une utopie et il sait bien que la Nature est juste, même le loup sait qu’il n’est jamais assuré d’atteindre sa fin, son but, cet autre part de son capital vivant ou mort dans la nature et d’atteindre cet état existentiel inscrit comme un possible dans son devenir, même s’il sait que lui aussi, n’est pas le propriétaire exclusif de son capital. Le loup aussi doit mériter sa satisfaction, la croissance de son capital existentiel dans les capitaux en dehors de lui, parce que ces capitaux sont produits par une certaine activité. Les excréments du loup sont aussi des pouvoirs qui servent à influencer quelque chose dans la Nature. Importance devenir et satisfaction Qu’est-ce que c’est un existant qui est Un ? C’est un existant qui est égale à lui-même. Un existant qui s’est réapproprié toute la part de son capital en dehors de lui et qui a intégralement réalisé tous ses devenir possibles et intermédiaires et qui est enfin arrivé à la plus haute forme existentielle de son existence en tant que pouvoir s’organisant lui-même dans le champ des pouvoirs de même nature et de natures différentes, favorables et défavorables à son unité. C’est cet existant que l’on dit absolument satisfaits, heureux, libre, Sage, sans écart avec lui-même. C’est cet existant qui est dans chaque existant dans le devenir et qui est la forme pure et idéale des existants en dehors du devenir, comme Dieu. Mais Dieu n’est pas le seul existant égal à lui-même, qui n’attend plus rien du monde et qui ne donne plus rien au monde. Un cercle, un triangle est aussi un existant absolument égal à lui-même et en dehors du devenir. En ce sens, quelque part dans les sciences mathématiques et dans les sciences en général, en tant que chacune d’elles cherche l’universel, ce qui rapproche avant ce qui peut séparer, contient des fondements divins conscients et inconscients. Voilà tel que le comprend l’Esprit des Assises mondiales sur l’existence comme projet de satisfaction universelle dans la nature et parmi les hommes et voilà l’Esprit par lequel, sur le chemin de retour des Assises, je me suis demandé si aujourd’hui, il est possible et juste de dire que Pagaal est dans la zone de la gouvernance vertueuse ou au moins orientée vers elles et sur ses chemins dans ses diverses composantes supposées avoir un besoin de surveillance individuelle et collective, étant sans doute clairement posé que l’existence est un projet de satisfaction surveillé dans un champ de pouvoirs favorables et défavorables et que c’est de la surveillance de ces pouvoirs que dépend l’histoire et l’état existentiel des choses et des êtres dans une étendue spatiale et temporelle et leur état existentiel en termes de gain ou de perte dans la réalisation des conditions extérieures et des conditions intérieures et des états effectivement réalisés dans un projet de satisfaction individuelle ou collective. La vérité la plus ancienne et la plus universelle qui est inscrite dans tous les existants dans le devenir et dans ceux qui sont en dehors du devenir est que toute chose qui n’est pas encore égal à elle-même tend à le devenir naturellement et historiquement et que l’histoire de l’homme et sa gouvernance ont toujours pour conséquence volontaire et involontaire par la surveillance des pouvoirs de pour conséquence volontaire et involontaire par la surveillance des pouvoirs de l’existence, à rapprocher ou à éloigner les choses et les êtres de cet état individuel et collectif dont la réalisation marque la sortie du champ du devenir, de la souffrance du fait de la séparation avec soi et avec l’universel. Depuis les Assises et en suivant l’Esprit universel des Assises qui considère que l’existence est un projet de satisfaction, toutes les sociétés et tous les Etats modernes et les citoyens se demande, si en suivant l’esprit des assises, ils considéraient qu’ils sont jusqu’ici bien gouverné, qu’ils sont descendu du chemin de la bonne gouvernance, celle qui est la mieux indiquée, le plus sûre, la plus efficace, la plus légitime, la plus durable pour les faire espérer à voir réaliser leur projet individuel ou collectif dans le projet de l’existence comme satisfaction universelle dans la Nature et dans l’Histoire humaine et comment pourrait-on savoir qu’ils sont dans l’erreur, dans la mauvaise foi, dans l’illusion, ou en partie dans la réalité de l’état réel, historique, concret, extérieur et intérieurement mesurable de leur existence individuelle et collective ? Chez nous à Pagaal, comme partout ailleurs dans le monde, certains pensent que le Maat actuel de Pagaal, la gouvernance du Maat de Sédar Yaakaar Ndigil, n’est pas des pires que l’existence peut craindre dans son devenir ni dans son passé. Je ne sais pas encore ici et maintenant si Pagaal est bien gouverné ou n’est pas bien gouverné, mais, aux Assises mondiales au milieu de l’évidence que l’existence est un projet de satisfaction universelle individuelle et collective déjà réalisée en dehors des champs de ses devenirs possibles et en cours dans les champs de ses devenirs, l’homme est le seul à douter encore, à se demander s’il est véritablement né satisfait, heureux et libre, ou plutôt condamné à souffrir dans tous les mondes possibles de son devenir, quoi qu’il puisse penser et faire individuellement ou collectivement, il serait séparé de lui-même parce que toujours séparé de quelque chose qui lui est nécessaire. A tort ou à raison ? 0.2.

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