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   QU'EST-CE QUE...
 LA PHILOSOPHIE?
                                                   
                                                                              
                                                                 

Ce coeur qui a besoin d'être aimé et qui aime toujours au moins une chose dans son monde est en chque homme.



  INTRODUCTION

Il est normal et juste qu’un(e) élève qui arrive en classe de Terminale ou qui n’y est pas encore arrivé(e) mais qui aurait entendu parler de cette discipline nouvelle se demande qu’est-ce que la philosophie ? La première, la plus simple et la plus objective qu’on peut lui donner est celle qui sort du mot même comme un corps sort de son habit : la philosophie est née de l’amour de la sagesse. Mais qu’est-ce que l’amour et qu’est-ce que la sagesse ou par quels signes peut-on reconnaître la présence ou l’absence de l’amour et celle de la sagesse chez les êtres et les choses qui pourrait les abriter ou les convoiter?  Etre née de l’amour de la sagesse signifie-t-il nécessairement être sage ? S’il ne suffit pas d’être né sage ou d’un sage pour être sages, peut-on savoir comment arriver l’état de sagesse ?

1. De l’amour en général : « L’amour est partout où tu regardes »,Francis Cabrel





                                                                         APHRODITE,Déesse de la Beauté et de l'Amour dans la mythologie grecque
                                                                                       
L’amour s’exprime toujours dans une relation. Une relation qui lie un individu à lui-même ou une relation qui lie deux ou plusieurs individus de même nature ou de natures différentes. Dans toutes ses manifestations, l’amour apparaît toujours comme une relation dans laquelle un être vivant quelconque s’attache naturellement ou à la suite d’une éducation, à sa propre personne ou à un autre être du même genre ou d’un genre différents. L’être amoureux s’attache à ce qu’il aime car cela qu’il aime est toujours pour lui une source de biens divers qui contribuent à sa satisfaction et à son équilibre.

William Shakespeare inspirant d’un conte italien a conçu dans un style tragique, au courant des années 1950, une pièce de théâtre dont le titre est Roméo et Juliette. Roméo apprenant la mort de Juliette se donnera la mort à ses côtés.





 N’est-ce pas là une preuve des propos d’Alphonse de Lamartine dans ses Méditations poétique(1820), « Le Lac » s’exprime définit l’amour à sa manière : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».L’amour est présent aussi chez les animaux et chez les végétaux car les biologistes parlent de plantes hydrophiles pour classer les végétaux qui aiment particulièrement l’eau, comme la cératophylle qui vit toujours entre deux eaux dans les cours d’eau.

Aphrodite

D'après Homère, APHRODITE serait la fille de Zeus et de Dioné , mais selon Hésiode, un autre mythe veut qu'elle soit née de l'écume de la mer fécondée par Ouranos.


C’est pourquoi lorsque ce qui est aimé n’est pas encore possédé, l’être qui aime fait tout pour s’en approprier. C’est pourquoi aussi lorsque ce qui est aimé est conquis, l’être qui aime fait tout pour conserver ce bien ultime. En général, ce qui est véritablement aimé par un être est toujours élevé au-dessus de toutes autres choses et est toujours considéré comme un bien rare, quelquefois irremplaçable. Ainsi on parle d’amour propre ou amour de soi. Le personnage typique de cet amour s’appelle Narcisse. Elle s’aima tellement sa personne qu’elle est tombée dans une flaque d’eau au fond de laquelle elle voyait son image qu’elle voulut embrasser. Nous faisons tous les jours l’expérience de l’amour entre deux personnes.

 

 







Si donc  la philosophie est amour ou si elle prend naissance dans le foyer de l’amour, alors  elle est la valorisation, l’élévation, l’idéalisation de la cible de cet amour qui s’appelle la Sagesse. Comme Roméo a choisi de mourir plutôt que vivre sans sa Juliette, c’est que la mort de son amante a « dépeuplé » son monde.

Nous pouvons donc chanter avec Francis Cabrel que « L’amour est partout où tu regardes… »

L’universalité de l’amour que nous avons mis en évidence dans la nature et parmi les hommes incite à dire qu’il est principe qui entre dans la constitution et dans le fonctionnement de l’univers et  des êtres en son sein.






Si les animaux connaissent l’amour, si les végétaux aussi connaissent l’amour alors, on peut dire que la naissance et l’expression de la relation amoureuse ne dépend pas de la conscience ou de la raison mais de la constitution naturelle des êtres vivant qui sont tous dotés de sens qui leur permettent d’entrer en contact avec des éléments de leur environnement dont le contact produit en eux une sensation de satisfaction. L’amour donc dans sa forme primitive et naturelle est l’affaire des sens et non de la raison.











Mais est-ce par nature que les amoureux de la sagesse aiment la sagesse et la poursuivent ? Non car les hommes n’aiment ni les mêmes choses matérielles ni les mêmes idées ou théories. L’homme n’étant pas totalement un produit fini de la nature, prêt à consommer tous les biens nécessaires à sa vie, mais un être vivant qui devient amoureux selon son éducation. L’amour relève donc chez les hommes, plus de l’éducation que de la nature. C’est la raison pour laquelle, les cultures et les expériences personnelles étant toujours différentes d’une société à l’autre ou d’une époque à l’autre dans la même société, les goûts, les passions diffèrent chez les hommes et les cibles de leurs amours ne sont pas toujours identiques, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe rien que tous les puissent aimer en même temps et avec le même degré d’attachement.






D’autre part les végétaux et les animaux dont nous venons de dire qu’ils connaissent des relations qui relèvent du principe de l’amour, sont en général des êtres simples et constants. L’homme est par contre un être composé de pièces différentes qui ne sont pas de même nature : le corps et le cœur qui sont les sièges de la sensibilité matérielle et l’esprit ou la conscience ou la raison qui peut être sensible et attirée par ce que le corps ou le cœur ne voit pas ou n’aime pas. C’est pourquoi l’homme est toujours en mouvement et en devenir,  qui s’affirme et qui se nie, qui nie et qui affirme une chose et son contraire, au lieu d’être par essence un être immobile et constant dans sa dimension corporelle, affective ou spirituelle. Ainsi  à un tel être, il peut aimer plusieurs choses en mêmes temps, qui se trouvent en lui ou en dehors de lui. C’est cette condition ou cette situation de l’homme dans le monde qui donne un lieu, une raison et un sens à cette question : Existe-t-il quelque chose que tous les hommes aiment ou devraient aimer ?







La philosophie
a commencé d’exister le jour où un homme ou un groupe d’hommes en concertation ou vivant séparément les uns des autres dans des cités différentes ou dans les même est arrivé à cette conviction : de toutes les sources de séduction du monde, de celles qui sont en nous-mêmes et de celles qui sont en dehors de nous, il n’ ya qu’une seule qui mérite d’être tous les efforts pour être atteinte et pour laquelle la mort ne serait pas un sacrifice de trop, et elle s’appelle la Sagesse. Ceux sont ces hommes et ces femmes que l’on appela du nom commun de philosophe dans leur cité, notamment dans les cités grecques antiques telles que Milet, Ionie, Athènes et Elée où l’histoire officielle de la pensée rationnelle occidentale repéra leur première apparition. Parmi ceux là, Pythagore de Samos, Thalès de Milet, Parménide d’Elée et après eux, un certain Socrate qui, comme Roméo à côté de Juliette, préféra mourir à côté de la Sagesse en prenant la ciguë, le poison de ses ennemies dans la cité. Il importe de savoir ce qu’est cette Sagesse pour bien comprendre et si besoin évaluer ce que valent le choix et l’acte de Socrate.




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