Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

100_4465.JPG

 

 

Ceux qui sont sensibles à la santé de la jeunesse et donc de celle de la famille et de celle de l’Etat savent quel est le problème de notre école au courant de la présente année. Au minimum 5 mois sans cours dans beaucoup d’établissements dont le Lycée des Parcelles Assainies certainement à la tête du peloton. Les épreuves du Baccalauréat devaient commencer avec la philosophie dans la deuxième semaine du mois de juin 2012. Le reste des épreuves pour le début du mois de juillet. Cinq mois de travail sans travail. Pourquoi ? Ce n’est pas notre question. La question est : peut-on encore sauver l’année scolaire 2011-2012 et sans séquelle et sans rechute?

 

 

 

Certains spécialsites de l’Education répondent qu’ « il est parfaitement possible de sauver l’année en cours sans séquelle ». Pourtant le Collectif des Lycées de Dakar et beaucoup d’autres établissements et élèves dans le reste du pays répondent : « Il est parfaitement impossible de nous sauver du mal de cette année par une certaine solution  sans séquelle».

 

Qui a tort et qui a raison ou comment se partage la vérité et le tort entre les deux en conflit ? Un spécialiste de la question du problème à la retraite dit « Oui, c’est possible parce que cela s’est passé en 1968 ». Nous sommes en 2012. La question sur la validité de l’argument de notre inspecteur d’académie est la suivante : les paramètres de la situation sont-il restés les mêmes entre 1968 et 2012 ? La deuxième question est la suivante : un expert peut-il sauver quelqu’un qui ne veut pas être sauvé ?

 

 Oui. On peut forcer un enfant malade à avaler un médicament très amer comme la Nivaquine. Si l’enfant n’est pas encore en  mesure de savoir où est son bien et où est son malheur entre prendre le remède et ne pas le prendre, alors, l’acte forcé du spécialiste est légitime. Par contre, si le patient estime que mieux vaut laisser son état de santé évoluer jusqu’à un certain terme au-delà duquel il espère une guérison moins violente et plus efficace et durable, alors,  le forcer à prendre le remède serait une contrainte contre la liberté.

 

Or en matière d’Education comme presque dans toute la sphère de l’activité humaine comme l’enseigne Hegel,  « rien de grand ne s’accomplit sans une grande passion ».Cela veut dire que guérir d’une maladie il faut aimer la vie. Pour réussir à l’école il faut aller à l’école en chantant et en toute liberté. La contrainte pourrait être le meilleur moyen de préparer l’échec. Je doute véritablement que l’on puisse sauver un patient qui ne le veut pas sans lui laisser des séquelles qui peuvent être légères ou plus graves que la maladie que l’on cherchait à guérir.

 

Au Sénégal, les spécialistes de l’Education ne devraient vraiment pas chômer ; qu’ils soient payés pour leur tâche ou qu’ils le fassent sans rien attendre si ce n’est la guérison d’un mal très dangereux contre l’homme et contre le développement. Sur ce point je crois que Senghor a eu plus de chance mais aussi sans doute d’engagement sincère que tous ceux qui jusqu’ici sont venus après lui. Je ne veux pas dire que le président Abdoulaye Wade n’a rien donné aux enseignants. Au contraire mais aussi sans survalorisation.

Qui va le dépasser ? Des internats, des bourses entières et des demi bourses pour ceux qui le méritaient socialement ou intellectuellement, des bourses étrangères aux fils de paysans comme aux fils de mendiants ou de vendeuses d’arachide, du travail dès le retour des grandes universités d’Europe et d’ailleurs, du travail pour tous les sortant de l’université nationale…Héraclite a bien raison : tout change vers le meilleur ou vers le pire. De très rares constantes.

Tag(s) : #EDUCATION

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :