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Il n’y a pas de « nature humaine », une essence unique et universelle dans laquelle se trouverait des lois faites par la nature ou par Dieu et déposée dans la tête ou dans la conscience ou dans l’esprit de l’homme et qu’il pourrait atteindre sans effort pénible ou avec beaucoup d’effort pour prendre leur direction dans la pensée ou dans l’action.

 

 

 

 

L’homme dit-on, n’est encore rien avant sa rencontre avec les humains particuliers déjà réalisés dans l’histoire. C’est pourquoi partout où un être humain s’est mis debout au milieu de la nature et s’est perché au-dessus d’une montagne pur regarder l’horizon le plus lointain, le sombre ou le plus éclairé du monde, il s’est mis dans cet état, dans ce statut existentiel par l’éducation reçue d’un maître ou par l’éducation d’une multitude de maîtres dans un peuple. 

 

 

 

 

 

Voilà pourquoi l’homme est libre et pourquoi il est condamné à se gouverner, c’est-à-dire apprendre à se conduire, à imprimer une certaine disciple au corps et à l’esprit afin qu’ils puissent répondre à leur mission de vivant. J’ai entendu dire par les livres et par des témoins oculaires que les plaintes et les tourmentes et les malheurs de la vie humaine comme ses joies ne datent pas d’aujourd’hui.

 

 

 

 

 Les lamentations de l’homme sur la terre du monde auraient commencé selon Rousseau à la fin de l’ « état de nature » et il est raisonnable de penser ainsi car le fœtus qui vit dans le ventre de sa mère ne connaît pas encore les pleurs même s’il peut connaître la souffrance et mourir dans le territoire du ventre de sa conception. 

 

 

 

 

Depuis lors, en commençant par moi- même et autour de moi et sur toutes les terres que l’humanité s’est aménagée, la vie humaine pleure sans répit plus qu’elle ne chante et danse dans sa solitude ou dans ses assemblée. La monarchie dit-on a échoué. L’aristocratie aurait pareillement échoué. Les partisans de la démocratie espèrent que les derniers résistant de la dictature vont bientôt tomber.

 

 

 

 

 

Pourtant, rien ne prouve qu’il y a plus de crimes économiques, de crimes de sang, de crimes de mœurs, de crime d’éthique, de crime de liberté et d’autres crimes dans la monarchie ou même dans le totalitarisme que dans la démocratie. Malgré tout, comme mon ami l’inspecteur Hutopie, je crois toujours que le champ des possibles est infini et devient plus vaste quand on croit avoir fait le tour et le recensement de ses occupants «  en puissance » et « en acte ».

 

 

 

 

 

 

Pourquoi l’homme pleure-t-il partout sur la terre de son bonheur dans la dictature comme dans la démocratie ? L’inspecteur Hutopie répond « parce qu’il est mal gouverné dans la monarchie, dans l’aristocratie, dans la dictature et dans la démocratie » Il est ivre de tristesse mais il ne désespère pas. Il croit que la « bonne gouvernance n’est pas une utopie mais bien la dernière arme de guerre de l’homme contre lui-même et pour lui-même pour sauver l’humanité et le monde ».

 

 

 

 

 

 

Naturellement, malgré sa fatigue et sa tristesse au retour de cette longue et obscure journée d’enquête, je jui ai demandé à quoi cette « bonne gouvernance » pourrait-elle ressembler et comment pourrait-on vérifier sa présence ou son absence dans un groupement politique appelé famille, quartier, village, cité, communauté, société ou Etat ? Il ne sait pas encore et moi non plus je ne sais pas et je suis fatigué.

 

 

 

 

 

Fatigué de m’interroger sur mon bonheur, sur mon passé, sur mon présent et sur mon futur pourtant parfaitement clair : mourir. Seuls les téméraires ou quelques rares privilégiés ou plutôt les plus tourmentés parce que les plus éclairés,  peuvent aller au-delà.

 

Tag(s) : #De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire

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