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Quand on entend le mot peuple, l’image la plus proche qui se dessine dans l’esprit est celui d’une totalité. La différence ne viendrait que de la représentation de cette totalité.

 

 

 

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Par le mot peuple,  la mesure la plus naturelle et la plus juste,  est celle qui correspond à la quantité totale absolument déterminable par le nombre des individus vivants formant par leurs corps et par leurs esprits, un groupement social nouveau ou ancien,  établi sur ou autour d’un support matériel ou immatériel commun quelconque dans un espace matériel ou métaphysique dont ils revendiquent la propriété et l’organisation. En ce sens le mot peuple désignerait la même réalité que le mot population. Il ne serait donc porteur d’aucun contenu péjoratif ou flatteur. La notion de peuple s’apparenterait donc à la notion d’ensemble en mathématique pour désigner un contenant et un contenu déterminé par une caractéristique qui donne un droit d’entrer et un droit d’expulsion.

 

 

 

 


Le seul critère que nous considérons dans la définition du peuple en tant que totalité abstraite construite ou empirique constable, est l’existence d’un ou de plusieurs dénominateurs communs dans un groupement quelconque d’individus vivant dans un espace sur un support commun ou autour d’un support commun dans une partie de l’espace monde. Ainsi, on peut parler de peuple ou au moins de regroupements sociaux d’individus non humains. Par exemple chez les abeilles.

 

 

 


L’ensemble des individus qui sont dans la ruche accrochée à la branche d’un arbre dans une forêt est un peuple d’abeilles, une population d’abeilles. S’il est théoriquement possible c’est-à-dire rationnelle et légitime de considérer comme un peuple l’ensemble des individus appelés abeilles vivant dans l’espace ruche, il serait autant rationnel et légitime de considérer que l’ensemble des vies humaines qu’une femme en grossesse porte dans l’espace de son ventre forme un peuple. Lorsque les abeilles sortent ensemble de la ruche et forment un seul essaim en vol ou fixé sur une branche, elles forment toujours un peuple dans un monde qui les contient ainsi que les contenait la ruche, mais beaucoup plus vaste que le premier espace ou monde intérieur de la ruche.

 

 

 

 


Lorsque la femme enceinte met au monde le contenu de son ventre supérieur ou au moins égal à deux vies, ces deux vies forment encore un peuple sur les seins du corps de leur mère. Mais si la quantité ou le volume du peuple reste la même dans leur milieu naturel comme dans leur second milieu de transfert qu’est le monde extérieur, les rapports entre les individus n’est plus le même et le rapport entre les individus et leur monde n’est plus le même. La quantité du peuple en tant que totalité d’élements associés ou associables en une totalité doué de sens et investi d’un sens, reste constante. 

 

 

 

 

 


Mais la forme du peuple n’est plus la même en tant que totalité d’éléments constitutifs articulés dans un espace délimité commun et en tant que relations entre ces éléments,  entre eux et leur environnement et entre eux et leur support originel.

Le « gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple » peut avoir plus d’une forme selon les formes du peuple.

Tag(s) : #De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire

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