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« La notion de vérité est au fondement de la vie sociale et de la vie personnelle de l’homme », Jean Ulmo, physicien et épistémologue français, dans La pensée scientifique moderne.

 

 

 

 

Si cette mesure est vraie et universellement fondée, alors il devrait y avoir un rapport entre vérité et démocratie.

 

 

 


Partout, dans la science, dans la philosophie, dans la religion, dans la morale, dans l’économie, dans les arts, dans la politique, c’est la vérité qui est recherchée.

 

 

 


Pourquoi ? Parce que rien sans doute ne peut exister et faire exister quelque chose d’autre de durable, d’universel et de sûr, si ce n’est la vérité. Le bâtiment qui tient sur la terre pendant des années malgré les diverses attaques qu’il subit sans se déformer de manière sensible qui aurait pu douter de sa sécurité, est une certaine forme d’expression d’une vérité ou d’un ensemble de vérité qui lui donnent la forme, sa résistance, sa fonction, etc.

 

 

 

 

Comme c’est l’homme qui a conçu le bâtiment en partant de quelque chose qui lui ressemble mais qu’il dépasse, ou en partant de rien en dehors de son imagination créatrice, alors il faut admettre que l’homme est un siège, un foyer de vérités naturellement déposées en lui, ou alors créées artificiellement ou extraites indirectement de vérité primaires qui lui sont naturellement données. Mais la vérité qui vient en l’homme ne saurait donner naissance à une vérité générale du genre du bâtiment qui réunit diverses choses séparables et en même temps unifiables dans une même œuvre.

 

 

 

 

 

Si les matériaux de construction n’étant pas eux aussi des contenants des vérités et des contenus de vérités qui sont plus larges que leurs vérités particulières dans leurs famille, il ne serait pas possible de construire théoriquement et physiquement, historiquement quelque chose de viable, de durable, de résistant avec ses matériaux.

 

 

 

 

 

Il y a donc aussi bien dans l’architecte, dans le maçon, dans les matériaux de construction, des vérités qui permettent d’arriver à des vérités supérieures ou de redescendre vers des vérités plus anciennes qui les contiennent. Il faut supposer aussi que l’environnement naturel du bâtiment qu’est le sol dans lequel il est fondé et le milieu extérieur sont eux aussi des contenants de vérités dont le constructeurs tient compte. D’une manière générale, en toutes choses dans la nature comme dans les choses.

 

 

 

 

Jean Ulmo affirme que « la notion de vérité est au fondement de la vie sociale et de la vie personnelle de l’homme ». Nous venons de voir qu’elle est aussi au fondement de l’existence et des caractéristiques du bâtiment comme de l’existence des matériaux de construction.

 

 

 

 

 

 

La vérité ou la raison est donc un contenant et un contenu de toutes choses qui existe et qui peut faire exister une autre de manière sûre, en dehors de tout espoir de chance ou de providence ou d’arbitraire. D’où viendrait cette vérité ou cette raison en toute chose naturelle et artificielle qu’elle permet de concevoir, de créer matériellement et d’être vue par les sens ou par l’esprit et de résister aux attaques des forces sensibles ou des forces métaphysiques ?

 

 

 

 

 

 

 

La vérité ne peut venir de rien si ce n’est que d’elle-même.  car il n’existe pas d’ingénieur humain ou de savant humain pour tirer du vrai dans du faux comme on tire un enfant de son père ou de sa mère ou des deux. Cela ne veut pas dire que le faux ne peut pas permettre d’accéder à la vérité. Car si nous suivons un chemin comme dans un raisonnement par l’absurde, en croyant qu’il s’agit d’un chemin linéaire sans déviation qui doit nous conduire à une destination précise dans la pensée ou dans un voyage du corps, lorsque nous débouchons sur un impasse, nous découvrons en même temps notre erreur, mais aussi une autre orientation vers la vérité, une autre image, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais rien ne peut faire que cette voie barré par nature nous conduise à la destination visée antérieurement. Nous réalisons seulement que nous avions vu le fait visé quelque part sur ce chemin alors que sans doute il ne s’agissait que d’une ombre du gibier poursuivi.

 

 

 

 

 

 

Au commencement de toutes choses  donc,  était la vérité, une vérité universelle qui fit exister diverses choses et êtres composant le monde ou l’univers. La première des réalités qui sortir de la vérité est l’Esprit. Autrement dit la Vérité qui est à l’origine du monde et de tout s’est d’abord fait Esprit universel contenant toutes choses du futur après son existence. Ensuite l’Esprit s’est fait Nature, en concevant et en réalisant des matières, des formes et d’autres paramètres de configuration de l’existence et en chacune de ses créatures premières directes ou indirectes,  l’Esprit a déposé une part de lui sans s’épuiser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi donc tous les êtres de la nature répondent des ordres de l’Esprit et donc son inséparable de lui. Au sein de la nature qui est le champ de manifestation et d’expressions multiples de l’Esprit qui s’est dispersé dans l’espace et dans le temps du monde comme un foyer de semences infinies, l’esprit le plus conscient de son existence et de l’existence de sa source est l’homme. C’est pourquoi il est le seul à aspirer vers une sortie du monde naturel, une sortie ou une élévation au-dessus de leur état de nature, pour retrouver sa forme originelle.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce projet d’élévation de l’homme au-dessus de sa forme naturelle qui suggère une forme nécessairement supérieure, est le projet véritable de tout homme politique, de tout peuple et tout gouvernement, du gouvernement particulier d’un peuple et surtout du gouvernement mondial de l’Humanité en ce sens que la forme humaine générale dans l’Esprit universel est dispersée dans tous les esprits humains particuliers. C’est pourquoi la politique est une activité sérieuse, une activité dont il faut mesurer la gravité avant de s’y engager.

 

 

 

 

 

 

En un mot, toute mission politique véritable, toute mission humanitaire ou humaniste véritable consiste partout à rapprocher l’homme de lui- même, à faire de lui un esprit. Pourquoi ? Parce que seul l’homme en tant qu’esprit peut résister à la fin du monde, à la fin de la nature, à la mort de Dieu et assurer l’éternité de l’esprit et de la vie sur terre.

 

 

 

 

 

Pour juger donc d’un régime politique appelé monarchie, aristocratie, démocratie, que cette forme de gouvernement soit vue comme une dictature ou non, pour juger un prince ou un souverain, ou un président de la république ou un roi ou des aristocrates de la technoscience ou de la religion ou de l’économie,  c’est toujours se demander :a-t-il contribué à rapprocher la vie humaine d’elle-même ou aurait-il plutôt contribué à épaisseur l’épaisseur du brouillard du monde et rendu plus durable sa vie et son projet de retour vers lui-même, sortant de la nature, vers Dieu et vers la vérité où toutes choses redevient égal à la totalité primitive ?

 

 

 

 

 

 

 

Rapprocher l’homme de lui-même c’est rapprocher l’homme du vrai et l’éloigner du faux. Rapprocher l’homme de lui-même, c’est le rendre capable d’entendre la justice, de se l’appliquer à soi-même et de l’appliquer aux autres sans craindre aucun gramme d’injustice contre sa propre vie ou contre une autre. Quels formateurs et quels inspirateurs pour ne pas dire conducteurs de peuple, pourrait réussir si noble et ambitieuse mission qui épargnerait de toute prière et de tout pèlerinage ? Les démocrates ? Les rois ? Les aristocrates ? Les dictateurs ? Les républicains ? Les socialistes ? Les progressistes ? Les libéraux ? Ils ont tous été gouverneurs quelque part dans le monde et gouvernent encore quelque part dans le monde.

Tag(s) : #POLITIQUE

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