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Si la nature ne se comporte pas par par hasard, il y a des choses que l'homme ne fait pas par hasard puisque l'homme est contraint de s'incorporer dans l'ordre de base de la nature 

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Notre époque si on en croit Max Weber,  est particulièrement caractérisée par rapport aux précédentes, par un phénomène d’un genre nouveau ou alors avec une nouvelle dimension : le processus de rationalisation généralisé dans les phénomènes de la nature et dans les activités humaines.

 

 

 


 


La démocratie est sans doute née depuis les premiers pas de la philosophie mais n’avait pas encore la forme qu’on lui connait aujourd’hui. D’après la traduction  d’Abraham Lincoln, la démocratie comme forme, moyen,  et intention de  « Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple»,  serait apparue dans la société grecque antique,  six siècles avant Jésus Christ. D’autres la présentent avec un peu plus de précision,  comme le pouvoir direct et libre de faire ou de ne pas faire du décideur et acteur appelé Démos ou Peuple.

 

 

 

 

 

 


Cette définition signifie que  la réalité politique que l’on appelle conceptuellement peuple,  peut ne pas avoir le pouvoir de dire ou de faire directement ce qu’il aurait souhaité dire ou faire, concernant sa vie ou celle des autres.

 

 

 

 


 Qui le ferait à sa place ? Ceux qui prétendent abriter les vies et les voix de ceux qui ne peuvent pas se faire entendre ou qui ne peuvent pas agir directement sur une situation personnelle ou collective,  parce qu’ils n’ont pas les moyens ou parce que matériellement,  les conditions extérieures de la situation ne le permettent pas,  lorsque  par exemple le lieu de l’action ou du discours ne peut pas abriter tous les concernés.

 

 

 

 

 


Lorsqu’un nourrisson malade montre par son comportement que quelque chose ne va pas comparativement à ses habitudes, c’est sa mère ou une personne de son entourage qui le conduit à l’hôpital,  et c’est à cette accompagnante de dire ce qu’elle sait de la maladie.  Le reste de la maladie,  il appartient à l’infirmier ou au médecin et ensuite au pharmacien de s’en charger.

 

 

 

 

 

 


La vie humaine personnelle comme celle du groupe social est un immense foyer de maladies et le monde naturel et le monde culturel dans lesquels vit l’homme  sont des foyers d’essaims de maladies naturelles et culturelles, même  si dans la nature et dans la culture il aussi des contingents d’infirmiers et de solutions pour des maux divers.

 

 

 

 

 

 

Si on pouvait voir un groupement humain exclusivement composé  d’hommes de bien vivant dans l’abondance ou dans le désert le plus hostile dit Platon, on n’y verrait point de gouvernement parce tout homme de bien sait se conduire dans la vie.

 

 

 


 

C’est pourquoi la politique, de l’antiquité à nos jours,  est comparable à une mission médicale. Elle peut soulager le mal d’un homme ou les maux d’un peuple comme elle peut les aggraver,  en les rendant plus répandus, plus  complexes et plus difficiles à guérir.

 

 

 


C’est sans doute pourquoi Montesquieu avertit qu’il peut être très dangereux de laisser toutes les affaires de la vie humaine personnelle et surtout de la vie collective entre les mains d’un seul homme, d’un  groupe de quelques hommes,  même si sa sagesse s’apparente à celle de Dieu ou vient de celle de Dieu.

 

 

 

 

 


La démocratie serait-elle la solution la plus rationnelle, la plus efficace, la plus économique, la plus durable et la plus légitime pour espérer repousser les assauts des puissances du mal encagoulées dans la nature et surtout dans les cultures des groupements humains,  répandant  virus et germes pathogènes dans les corps, dans les esprits et dans les âmes des hommes ?

Tag(s) : #De la société et de l'homme au Sénégal dans l'histoire

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