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Une démocratie malade est plus dangereuse qu’une dictature arrivée à la phase supérieure de sa folie. Il y a des moments où la politique est le plus beau moment de la vie individuelle et de la vie du peuple comme il y a des moment où la politique me donne la nausée et me révolte.

La première député connue de l’histoire du Sénégal à Yokaam s’appelle Guiniame la rassasiée, l’amante du peuple.

Au temps des anciens, chaque jour,  la cité désignait des femmes et des hommes de tous âges pour porter les repas aux travailleurs dans les différents champs de la cité.

En ce temps-là le peuple n’avait qu’un seul grenier, un seul champ, un seul enclos. C’est pourquoi selon l’inspecteur Hutopie qui tient ses propos de l’ancien Wéthiar, jamais le peuple n’a eu faim ni soif.  Car,  par définition,  un peuple est une puissante source de vie qui ne manque jamais à boire,  ni à manger,  puisque le peuple est la vie qui sortit victorieuse de la première fin du monde, la fin du premier cycle de la vie de la nature.

Guiniame était parmi les porteurs du repas de ce jour-là. Elle était la plus jeune. Moins de 20 ans selon Hutopie et son ami Wéthiar.

Une tornade précédée de violents vents de sable s’étaient soudainement réveillée dans  la nature. Les porteurs des repas furent aveuglés, les calebasses qu’ils portaient sur leur tête se renversèrent et se cassèrent.

Non seulement ils devint difficile de voir et de garder l’équilibre à cause des brouillards, mais en plus, un étrange virus s’était introduit dans les organismes de la nature et surtout dans ceux des hommes.

Rien ne suffisait plus. Ils retournèrent dans la cité. Tous, sauf la plus jeune Guiniame. Elle faisait partie de celles qui devaient atteindre les bergers. Elle garda sa calebasse. Il était alors formellement interdit par l’institution de goûter du repas avant que les destinataire ne se régalassent.

Pourtant elle aurait pu retourner dans la Cité comme tous les autres. Elle ne retourna pas,  parce les Pangools lui avaient clairement signifié que si personne n’arrivait à destination avec au moins un repas dans un endroit au près d’un destinataire légitime soit le peuple tout entier ou au moins une vie  qui puisse manger sans se faire du tort ce qui appartient à tous, le peuple périrait et la cité disparaîtrait.

Elle n’avait aucun frère, aucun cousin parmi les berges, mais elle les aimait tous et les bergers, et les Pangools et les dieux de la cité l’aimaient autant.

Elle marcha pendant plus de 480 jours et nuits dans les conditions les plus hostiles à sa mission.

Comme un peuple ne périt point et que c’est en lui que le peuple se réfugia, elle arriva à destination. En réalité raconte Inspecteur Hutopie qui le tient de Wéthiar, l’un des plus sûrs témoins de l’histoire de Yokaam et du peuple, ce jour n’était pas un jour ordinaire.

C’est le peuple lui-même, c’est l’institution elle-même qui fit la tornade. En ce temps-là, tous les pouvoirs étaient en pleine possession du peuple. C’était aussi un jour d’élection dans l’épreuve la plus effroyable pour peser les âmes. Aucune âme n’échappait alors à la Division des investigations criminelles plus terrible que celles des investigateurs modernes. La loi de la vérité ne connaissait alors aucune forme de pitié.

Les vaches et les berges étaient gravement malades et dans l’agonie. Certains étaient déjà morts. Tout se ressuscita quand elle arriva à destination. Elle-même ne comprit pas pourquoi et beaucoup d’autres ne comprirent pas. Ainsi fonctionne partout l’institution sociale. L’écrasante lasse des vies qu’elle contient ne savent que très peu de choses sérieuses sur elle.

Ce n’est pas au milieu des bergers seulement qu’elle arriva. Elle était devenue totalement aveugle, le corps couverts des traces de la grande épreuves des élus du peuple. A l’époque, le peuple et l’institution cherchait toujours à détecter l’âme la plus proche de la vérité, la plus proche de la justice, la plus proche de la vie, la plus proche des Pangools de la paix et de l’abondance intérieures et de l’abondance extérieure, la plus proche de Dieu, le Premier de tous les architectes du bien.

Elle arriva au milieu du peuple et sans plus rien du monde extérieur, elle sentait tout le peuple autour de son âme. Elle déposa la calebasse au milieu du peuple. Elle toucha le corps de chaque vie du peuple et la nomma par son nom alors qu’elle n’en connaissait pourtant que quelques-unes au matin du départ. Elle dit seulement « Heureuse de retrouver mon peuple et ma vie. » Ensuite elle rendit l’âme. Le peuple ne pleura pas. Au contraire, il dansa pendant et mangea pendant des jours. Ce n’était pas un jour de deuil mais un jour de résurrection.

Quelque à Yokaam, son tombeau est encore là-bas mais de ces gigantesque et riches tombeau qui brillent sous les jours autant que leur obscurité. Ces à Yokaam, auprès de Guiniame que se rendent certains saltguis enquêtant sur la vie du peuple et sur celle de l’homme dans l’histoire. Il est inutile de dire que l’éthique de Guiniame n’est pas celle de tous les représentants du peuple.

Tag(s) : #POLITIQUE

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