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Antonio Torrenzano enquêtant sur la faim et donc sur la pauvreté qui est derrière, a recueilli cette révélation de Mme Sheila Sisulu sous-directeur du Programme Alimentaire Mondial, et l’a publié dans son Blog atelier des médias de Rfi, le 15 Novembre 2007 à 10 h25mn: « Au niveau mondial, il y a environ 400 millions d’enfants qui souffrent la faim. Dix millions d’enfants, au-dessous des cinq ans, meurent tous les ans à cause de la malnutrition ou d’autres pathologies corrélées à la malnutrition. Plus des cinquante pour cent de ces décès, chaque année, sont causés par la faim. Cependant, les efforts profus mêmes à aujourd’hui ils ont été simplement insuffisants. Cette amélioration sert à présent et pas demain. Les enfants ne peuvent pas attendre. L’accès à une alimentation pour tous, c’est un droit humain. »


Cela fait donc déjà deux ans que l’article est publié. Et pourtant je ne viens pas en retard puisque le mal est encore là et sans être expert de rien touchant l’homme et la pauvreté et la soif, j’ai le pressentiment que le mal sera encore présent sur la terre avec les générations à venir. Ce n’est pas du pessimisme, ce n’est pas un manque de confiance en l’homme, c’est du réalisme anthropologique et politique.

Quand l’expert du Programme Alimentaire Mondial parle de la faim et donne des chiffres, on ne peut les récuser, sauf si nous remettons en cause les principes de départ qui ont précédé sa mesure, à savoir par exemple, la définition de la notion de faim et la méthode utilisée pour savoir combien d’homme sont affecté par le fait.


Ces chiffres sont récusable parce qu’il existent des milliers et des milliers d’hommes qui ont faim mais dont on ne voit pas clairement qu’ils ont faim, puisque si on leur demandait s’ils ont faim, ils auraient répondu qu’ils n’ont pas faim et on ne peut pas les voir dans leurs beaux habits, dans leurs belles voitures et dans leurs beaux villas et penser qu’ils puissent avoir faim. La faim peut être classée parmi les maladies honteuses. Mais si elle une maladie honteuse, elle ne l’est pas seulement par cas individuels, elle est à mon avis la maladie la plus honteuse de l’humanité et dont le virus ou le microbe n’est point dans la nature.

D’autres part la faim n’est pas seulement une souffrance de la vie humaine : ce ne sont pas seulement des hommes qui ont faim. Allez dans mon village actuellement et regarder les animaux, les chevaux dans les champs et les autres animaux domestiques. Or si on avait laissé ces chevaux, ces moutons et ces vaches dans la nature qui leur donna naissance, ils auraient sans doute connu un sort meilleur.

La faim est plus vaste qu’on ne l’a quantifiée officiellement.
Dans le quartier où je loge à Dakar, un quartier où il n’y a que des immeubles à 3 étages minimum, sur 100 familles qui y vivent, on ne retrouve pas 10 qui assurent en quantité et en qualité :petit déjeuner, déjeuner et dîner.

Voilà pourquoi la faim est plus étendue qu’elle n’est quantifiée par les officiels qui ont pour « vocation » de l’éliminer.

Mais le fait étant indiscutable, il importe de faire le diagnostic :d’où vient la pauvreté et la faim des hommes sur terre ?

Ce qui est sûr, c’est que, si Dieu existe, il ne peut pas avoir créé la vie sans s’assurer que le monde dans lequel il le destina n’avait pas assez de richesse pour l’accueillir et satisfaire ses besoins.
En termes plus clairs, la faim n’est pas une pandémie naturelle mais bien une maladie qui est née de l’homme. Comment est-elle née et comment l’éradiquer ?

A propos de l’origine de la faim, je ne suis pas en possession d’une hypothèse plus solide que celle de Rousseau :la faim a commencé à se répandre sur la terre le jour où l’homme a eu l’intention et se mit à agir pour avoir plus qu’il nécessaire à un homme pour satisfaire ses besoins. Or en utilisant ses seules forces et sa seule intelligence, aucun homme ne saurait avoir plus qu’un individu ne peut avoir.


La faim est la conséquence non pas surtout une inégalité de distributions des biens de la nature dans les différentes parties de la terre, mais la conséquence d’une inégalité dans la capacité des hommes à produire ce qu’ils mangent et dans une inégalité dans la distribution des biens de consommation produits par les hommes. Personne n’ignore ce que Marx a dit :l’ouvrier ne consomme pas ce qu’il produit. Or le paysan, l’enseignant et le journaliste sont très souvent des ouvriers dans le monde moderne qui leur a donné naissance.

Demain, je veux dire dans 1000 ans, il est fort probable que la faim soit plus répandue et plus terrible qu’elle ne l’est aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que sans la pauvreté et la faim qui est l’une de ses conséquences les plus visibles, il ne peut y avoir de riche, de dominés et de dominateurs. Pour les Etats et pour beaucoup d’associations de toutes sortes, la pauvreté et la faim et le Sida sont les marchandises les plus chères à vendre à ceux là mêmes qui produisent la pauvreté, la faim et le Sida et qui vivent de ces recettes et des dépouilles des prêtes-noms dont elles revendiquent la défense de leur intérêt et de leur dignité.

Comment un africain conscient et humaniste et patriote, un sénégalais par exemple, qui n’a jamais pu s’acheter une bicyclette, qui n’a jamais su construire une case traditionnelle remarquable au-dessus des autres cases anonymes, peut-il passer une journée dans un hôtel d’Europe ou d’Amérique pou je ne sais combien de dollars ou d’euros par nuitée ?


Voilà entre autres raisons, pourquoi la mort des affamés et celle des assoiffés est plus probable que la mort et l’enterrement de la faim sans résurrection parmi les hommes.
Bien sûr il y a d’autres causes. J’ai chois de me diriger vers cette cause générale :la faim existe et se répand parce que ceux qui n’ont pas faim et n’ont pas soif ont besoin de la faim pour leur entrée ou pour leur hors d’œuvre dans leurs banquets quotidiens.

Il se peut que je me trompe beaucoup. J’aurais bien préféré me tromper que de dire la vérité. Dans mille ans je ne serais plus présent pour savoir si j’ai tort ou j’ai raison, mais il y’ aura peut-être des hommes si une guerre finale ne vient pas épargner la terre de la honte et des souffrances que lui faire subir l’espèce humaine. L’homme est le plus laid des animaux, le seul qui mange sa progéniture

Tag(s) : #UTOPIES ET MYTHES ET REALITES

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