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L’Assemblée de Pagaal est composée de deux instances :l’instance du jour et l’instance de la nuit. Je le crois car, tard dans la nuit qui suivit le jour de l’ouverture où le saltigui Wéthiar y fit la première communication, tard dans la nuit, comme bien avant l’ouverture,  dans cette place que quitta le peuple un peu avant lce coucher du soleil, j’ai vu,et j’ai entendu un orateur. Il était tout de blanc vêtu et ressemblait de loin à une colombe ou à un héron tout de blanc vêtu avec un bec noir.

 

Je l’entends encore dans une fréquence qui ne souffre d’aucun brouillard. Je le vois comme je ne puis me voir.

Avant de l’entendre et ensuite de le voir, j’ai entendu une voix qui me demanda de regarder vers le ciel et ensuite vers l’océan Jotnaam Ndigil. Regarde bien me dit-il et écoute bien et tu sauras quelque chose des causes qui tourmentent la vie humaine sur terre.

 

 

Quand j’ai regardé le ciel qui me fit rapproché jusqu’à la hauteur du toit de la case où je dormais, couché à même le sol avec mon premier ami et maître, un pasteur de 96 ans, j’ai vu combien la différence peut-être énorme et fatale entre les écritures du ciel et les pages des livres qui se lisent depuis les terres saintes et les terres perverses .

 

Aujourd’hui, partout à Pagaal et dans le reste du monde sinon dans une immense partie de la terre du monde, tu entend enseigner  que l’homme est descendu du ciel vers la terre à cause de sa cupidité, de sa gourmandise,de son insatiabilité et qu’il descendit la tête baissée, ivre de honte et de culpabilité par le charme d’un seul fruit dans un jardin qui en avait dit-on pour tous les goûts et les saveurs et les douceurs, y compris les goûts et les saveurs du fruit mis en dehors de la consommation.

 

Hier soir, depuis le ciel, dans une nuit sans lune ni étoile, j’ai vu en toute transparence un couple,une femme et un homme descendre du centre du ciel vers le centre de la terre. Un homme et une femme dans la même chair,dans un éclat et une joie de vivre dont tous les amants et mariés voudraient briller au milieu de la communauté qui témoigne de leur union et dans la cité. 

 

Jamais de ma vie, je n’ai vu un visage humain aussi saint et beau que ces deux visages:les deux visages des ancêtres de tous les hommes avant qu’ils ne deviennent noir et blanc et jaune et rouge sur les sols du monde.

 

J’étais couché sur le dos, la terre vers l’ouest  et les pieds vers l’ouest. Ils venaient de l’est et atterrirent vers l’ouest dans l’océan Jotnaam Ndigil, le premier océan du monde.

 

J’ai entendu un bruit qui me fit penser à une charge très lourde qui tombe dans un océan. Je me suis levé et j’ai marché vers l’ouest. J’ai longtemps marché avant d’arriver à la rive de ce fleuve.

Mais lorsque je suis arrivé à la rive de ce fleuve, je n’ai trouvé qu’un homme.

 


Son torse nu émergeait au-dessus des eaux. Je ne savais pas s’il entrait dans les eaux ou s’il sortait des eaux du fleuve que je voyais pour la première fois,car il tournait autour de lui-même.Visiblement, il lui manquait quelque chose.Il était triste et inquiet. 


C’est lui-même qui me dit qu’il sortait des eaux. Il était triste et regardait dans toutes les directions, explorant le monde des eaux et le monde nu dans lequel je me tenais.

 

 

Jamais de ma vie je n’avais vu un visage d’homme aussi laid que ce visage sortant des eaux du fleuve Jotnaam Ndigil. Pourtant,j'entendis dire d' une voix qui semblait être la sienne sans que je le vis ouvrir la bouche, c’est moi-même que tu as vu descendre du ciel où le Grand Architecte nous présenta plusieurs visages et nous demanda d’en créer d’autres pour s’en couvrir durant notre séjour sur terre.

"Je me nomme Adamour et celle avec qui je descendi du ciel s'appelle Evamour.Une seule vie humaine nous a précédé sur terre me dit-il.Elle s'appelle Jotnaam Ndigil et c'est par sa grâce que s'étend cet océan qui ceint les reins de la terre du monde et les caresse toujours comme pour adoucir ses blessure et ses souffrances.

Constatant que je ne le regardais pas en face sous une lumière qui venait de surgir dans l’univers, il me parla ainsi : « Je sais que mon visage est le plus laid des visages des vies sur terre. Pourtant mon âme fut enveloppée dans les lits du ciel sous la plus belle des robes de la vie. Celui  de mon amante est aussi belle que celui de la déesse de la Beauté qui conçoit et taille les formes de la vie dans les ateliers du ciel. N’as-tu pas rencontré sur ton chemin une femme dont la beauté te fais oublier tous les maux qui infiltrèrent dans ton corps et dans ton âme ? »

J’ai répondu que je n’avais rencontré aucune femme sur mon chemin.


Longtemps, il me fit part de son inquiétude de voir cette femme avec laquelle il descendit sur terre subir la même métamorphose. Il ne savait pas si elle était sortie des eaux ou si elle était restée dans les eaux. Il se souvient qu’il s’est réveillé au fond d’une île. Il a cherché partout dans l’île, espérant y trouver sa compagne avec laquelle il pensait avoir atterri dans la même île.

 

C’est au soir de sa 13ème journée de recherche qu’il l’entendit lui dire « Je suis déjà sur la terre ferme, ne sort pas des eaux, la terre enlaidit, aveugle et amnésique »Reste dans l’île ou si tu le peux-moi je ne connais plus le chemin- remonte vers le ciel. Je me chargerais de chercher ce que nous sommes venus chercher sur terre» 

 

Je n’ai rien demandé. Je n'ai pas demandé pour quelle raison ils sont descendus du ciel.


C’est lui qui me fit savoir que lui-même et cette femme dont il s’est séparé quelque part sur leur trajet, sont les premiers acteurs du projet du Grand Architecte d’étendre la vie et le bonheur en dehors de l’espace du ciel. Avant eux, il y a eu une femme du nom de Jotnaam Ndigil qui est descendue du ciel avec une calebasse qui portait l’ensemble des graines de tous les végétaux du monde.

 

 C’est elle qui sema l’ensemble de tous les végétaux de la nature. C’est pourquoi elle est la mère de la nature et elle est la marraine de la vie. Au dernier soir de son travail pour accueillir la vie sur terre,il ne restait qu’une graine dans la calebasse. Elle s’endormit  dans la dernière portion de la terre qui n’était pas encore semée. Durant tout le temps qu’elle fit sur la terre, il ne mangea point et ne bu point car elle devait jeuner. Elle ne se réveilla pas de ce sommeil. Elle mourut en ces lieux. 

 

 

Dès qu’elle mourut, une grande pluie s’est mise à tomber en cette partie de la terre où elle rendit l’âme. Pendant des nuits et des jours la pluie tomba et ce fut le premier des déluges du monde. C’est de ce déluge que naquirent les premiers océans et c’est depuis ce déluge que la terre fut divisée en différentes parties.


Il était très content du travail de Jotnaam Ndigil car il ne cessait de magnifier la nature qui l’entourait dans les eaux et en dehors des eaux. Mais en même temps, il était triste.

Il était triste car disait-il, il ne suffira pas que la terre soit débordante de mille et un biens naturels de tous genre pour que la vie et surtout la vie humaine y passe un séjour de liberté, de fraternité, d’amour, de sagesse et de bonheur.
Il est impératif disait-il, de retrouver la calebasse  que portait Jotnaam Ndigil et la dernière graine qui y restait lorsqu’elle acheva son œuvre.

 

Le reste disait-il, est à nous :Dieu a terminé sa tâche et Jotnaam Ndigil a achevé admirablement la sienne. Si je supporte d’avoir perdu la beauté de mon corps qui m’enveloppa dans le ciel, je ne saurais supporter d’oublier Jotnaam Ndigil ou de vivre sans retrouver les vérité fondamentales du monde. Je ne saurais non plus remoonter au ciel en paix sans savoir ce qu'est devenue Evamour.

 

 

Dans la calebasse que portait Jotnaam Ndigil(celle qui fait traverser la vérité)la vérité de tout végétal qu’elle contenait y est inscrite et la vérité de tout être vivant qui se nourrit de ces végétaux  y est inscrite. Sur les parois extérieures et sur les parois intérieures de cette calebasse sont inscrites les lois fondamentales de l’univers et les lois fondamentales qui devraient gouverner la vie humaine sur terre pour que son séjour ne soit pas un séjour de travestissement, de haine, de racisme, de dictature, d’injustices subies et commises.

 

 

Je me suis réveillé lorsqu’il m’a demandé si dans l’Etat d’où je venais, les princes et les citoyens connaissaient les vérités de ce Premier livre du monde écrit dans une calebasse et dans un végétal. J’ai répondu que je sais rien de la sagesse et de l'ignorance des autres, que seule mon ignorance est pour moi une évidence. Je lui ai dis que j'avais entendu parler de Jotnaam Ndigil mais pas de cette calebasse.

Je me suis réveillé et je me suis mis assis à même le sol quand il finissait de me dire que « C’est dans cette calebasse et dans ce végétal que se trouve le meilleur des mondes pour l’homme  »

 

 

Tag(s) : #UTOPIES ET MYTHES ET REALITES

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