Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

         Un homme conscient, raisonnable et responsable, tout comme un peuple dans cet état, ne réclame que ce qu’il n’a pas encore. Mais il ne réclame pas n’importe quoi. Il réclame toujours ce qu’il sait pouvoir avoir et ce dont il tient le droit de possession et de jouissance d’une source universelle. Il ne réclame jamais non plus ce qui n’est pas à ses yeux du bien, même si dans cette détermination du bien et du mal, il peut se tromper, induit en erreur par des paramètres  accidentels ayant pour effet de brouiller sa conscience et son jugement. S’il réclame aussi, il ne réclame pas n’importe comment...

 

Or, hier soir, couché à même le sol au milieu de l’enclos, la nuque sur le flanc gauche de l’une des dernières vaches du bétail décimé par des cycles de sécheresse et d’autres carences, comme le manque d'une assistance spéciale qualifiée, malgré ces hauts diplômes que la cité se vante d’avoir fait obtenir à ses enfants dans ses écoles et dans ses universités,touchant à l’agriculture,à l'élevage, à l'environnement, à l'éducation citoyenne et à la responsabilité individuelle et collective , j’ai senti soudainement une violente secousse  heurter mes flancs depuis les profondeurs de la terre. J’ai pensé à un volcan, oubliant que les spécialistes de l’Etat et ses assistants techniques, ont donné l’assurance à la suite de certains signes répétés qui provoquèrent une inquiétude légitime,qu’il n’ y a point de point de terre du pays où il y a à craindre un réveil brutal de volcan.

 

Je me suis réveillé. Les vaches s’étaient aussi réveillées et se sont mises à courir dans toutes les directions, rompant les cordes qui les attachaient à leur piquet,sauf celle sur le flanc de laquelle je m'étais adossée.Elle ne semblait rien sentir.Depuis toujours,elle a été calme et mon grand-père me disait que la grand-mère de cette vache était également très calme.J'avais pris l'habitude de me coucher au près de cette vache qui n'avait pas moins d'une vingtaine d'années dans l'enclos, car il me semblait que le ventre de cette vache était un ventre de sagesse cachée.C'est dans le ventre de cet vache que je vis bien avant son jour public,un bateau se noyer dans les eaux d'un océan du nom de Jotnaam Ndigil et qui fit pleurer toute les cités de la terre.Mon grand père me disait toujours ceci: si tu veux entendre la vérité,écoute les maîtres de la cité dans les écoles et dans les université,mais approche et écoute surtout le ventre de la nature.C'est dans ces ventres que se trouvent ce que les hommes cherchent à savoir,ce qu'ils sauront et ce qu'ils ne sauront jamais.

 Je me suis froncé les sourcils. Je ne pouvais rien voir, ni sur terre ni dans le ciel. Toutes les lumières étaient éteintes. Pourtant en pareille période, la lune devrait être toute pleine, toute blanche et transparente, pleine de charme, de vie et d’espoir et surtout de sagesse, car vue de la terre, elle semble être une planète de sagesse que rien ne perturbe. Je me suis demandé où est-ce qu’elle était allée et pourquoi elle partit, laissant ce gigantesque monde sans lumière ?Comme si elle m’avait entendu, elle s’est fait voir. Une minuscule portion de son corps, pas plus grand qu’un grain de sable. Mais elle suffit pour me permettre de voir que la terre est encore là, telle qu’elle a toujours été, de même que le ciel.
Et puis j'ai pensé que c'est ma vie qui tremblait sur la terre et non point la terre qui trembla.Mais pourquoi les vaches partout sauf une?J'ai pensé que c'est ma vie inquiète et égarée qui faisait peur aux vaches.

 

J'étais aux enclos de mon village natal,où j'avais passé mon enfance aux côté de mon grand père qui m'instruisit sur le monde, sur l'homme, sur la vie, sur la mort, sur la liberté et sur d'autres sujets qu'il estimait fondamentaux pour l'homme.La nuit avait consommé la moitié de son existence;je le savais par un signe naturel que m'avait indiqué mon grand père,un signe qui ne s'efface point selon les états du milieu extérieur et les états de ma vie intérieure.

Depuis les enclos de Yokaam , une petite province de paysans, de pasteurs et d’artistes, j’ai entendu des pas marteler la terre. Il me sembla d’abord qu’ils venaient de l’est.  Ensuite quand j’ai cru les avoir à quelques pas de moi, à une distance où j’aurais pu les voir si c’était en plein jour, ils ont changé de direction de provenance :ils arrivaient maintenant de l’est. Et puis, ils vinrent de l’ouest et ensuite du nord.

C'est lorsque la lune a recouvert la partie de son corps et que tout devint plus obscur avant sa biève réapparition, que j'ai vu quatre unitté de combats sur la terre.Elles venaient des quatre coins du monde et marchaient vers le centre de la terre où s'élevaient des plaintes de toutes sortes venant d'homme et de femmes et des bêtes.Une terrible souffrance.

Leur présence eut plus de sens lorsque quelque part dans le village j’ai entendu la voix d’un homme,ou d’une femme qui extériorisait une profonde et immense douleur.La voix de la souffrance est partout la même, chez l'homme comme chez la femme, chez l''enfant comme chez l'adulte,chez le riche commechez le pauvre,chez le noir comme chez le blanc et e jaune,en Europe comme en Asie,en Amérique comme en Afrique.Elle est un trait d'union universel entre tous les hommes.C'est pourquoi, lorsqu'un seul homme souffre sur la terre, même en faisant semblant de ne pas le voir ou l'entendre, tous les hommes de la terre ressentent la même douleur, même s'ils ne se tordent pas.C'est pourquoi aussi à chaque fois qu'un homme voit ou entend un uatre gémir, il veut faire ou au moins dire qulque chose.

 Ensuite j’ai entendu la même expression du côté d’un autre village et ensuite partout dans le pays. Cette voix qui gémissait résonna plus loin dans le monde. Elle se fit entendre au cœur de l’Asie, au cœur de l’Europe, au cœur de l’Amérique.

 

Pendant longtemps, je me suis demandé ce que c’était cette secousse au fond de la terre qui me réveilla au milieu des bêtes apeurées et dispersées. J'ai cherché à savoir ce que c'étaient ces sanglots au centre de la terre. J'ai cherché à savoir qui étaient ces soldats qui martelèrent la terre du monde dont ils firent le tour,puis se baignèrent dans les eaux de l'océan Jotnaam avant de se diriger vers le centre de la terre.Ils étaient tous parés de sublimes tenues de militaires,mais ils ne portaient aucune arme visible. Pourtant ils étaient loin de ressembler à des soldats vaincus et désarmés.Tout au contraire, leurs femmes comme leurs hommes me semblaient pouvoir gagner et me semblaient être sortis de leur casernes pour gagner la vraie guerre, la seule guerre qui rend légiltime et noble le métier de soldat.Mais je ne voyais aucun ennemi.A moins qu'ils ne l'eurent tué et jeté dans les eaux de Jotnaam,le fleuve où périrent au temps des anciens, des milliers et des milliers d'hommes et de femmes de tout âge dans un naufrage que les dieux de l'ordre, de la responsabilité et de la bonne gouvernance provoquèrent pour punir un peuple sans foi ni loi où tout devenaiet de plus en plus permis.


Toutes mes nuits et mes jours sont des jours et des nuits d'ignorance et d'inquiétude, mais rarement je me suis senti aussi abandonné à moi même dans un si vaste monde. Dans cette nuit d'ignorance et d'inquiétude,j'ai pensé à mon grand père. S’il était là, il m’aurait dit certainement quelque chose pour calmer mon angoisse existentiel du moment.Car il me sembla que rien ne se produisait de soi-même de l'extérieur, que tout venant de l'intérieur de la nature et de l'intérieur des hommes, surtout de cet intérieur qu'il ignore et qu'ils ne contrôlent pas.Mais il n’est plus là et il ne m’a laissé aucun de ses savoirs.

 Curieusement, c’est au moment où je pensais qu’il n’était plus là et n’était plus nulle part, qu’il me sembla l’entendre m’instruire au fond de moi même.

 

Au fond de moi, j’ai entendu dire que ces pas que je venais d’entendre et qui ne sont pas encore dissipés, même échappant à mes oreilles, ne sont ni les pas d’une armée américaine, ni les bottes d’une armée d’Europe, ni d’une armée asiatique ni d’une armée africaine. Ces pas que tu entendis marteler la terre du monde et qui la martèlent encore et la martèleront encore avec beaucoup de détermination, sont les pas de l’armée de l’humanité dont les soldats viennent de se réveiller d'un long sommeil existentiel dans leurs casernes éparpillés sous les divers commandements en lutte dans le monde. Ils viennent de retrouver leur authentique mission et sort de leur situation de mercenaires combattant et mourant pour des causes inconnues ou étrangères à leur philosophie: elle compte le bataillon de la liberté, celui de la démocratie, celui de la justice, celui de la transparence et d’autres unités de combat. Mais il ne s'agit point d'une armée de vengence.La vengence est faite pour les petites armées et les petits soldats.

Je n'ai pas vu l'ennemi. Mais je sais que la guerre sera rude contre l’ennemi qui est aussi hyper armé, expérimenté et surtout très cynique. Mais il faut toujours faire confiance au bien, à la vérité et à la justice quand elle sont en duel ou en guerre contre leurs ennemis.

Je n'ai pas refermé l'oeil durant le reste de la nuit.Je savais que les vaches n'étaient pas allées très loin de l'enclos. Ainsi qu'elles étaient maigres et malades, j'espérais  que personne ne viendrait les voler pour vendre leur viandes dans les boucheries du monde.

Tag(s) : #UTOPIES ET MYTHES ET REALITES

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :