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La Terre :« une atmosphère riche en oxygène et qui constitue un écran aux rayonnements solaires dangereux, des températures modérées, de l'eau en grande quantité et une composition chimique variée font de la Terre la seule planète du Système solaire à pouvoir entretenir la vie. »,in Microsoft ® Encarta ® 2009.

Une « Journée mondiale de l’Environnement » n’est donc pas une simple journée dans la série des journées de l’histoire humaine.

 « La  Journée mondiale de l'Environnement est célébrée chaque année, le 5 juin, dans plus de 100 pays. Le thème pour 2009 est le changement climatique, et les conséquences plus globales des changements environnementaux, et ainsi que les réponses que les sociétés peuvent y apporter. » http://whc.unesco.org/fr/evenements/553

C’est pourquoi il c’est un devoir et un bien pour les hommes et pour les peuples et surtout pour les scientifiques et les politiques que d’écouter avec révérence notre photographe et cinéaste français Yann Arthus-Bertrand dans "HOME":
"Vu du ciel, tout est relativement beau, mais ce qu'on dit derrière remet les choses en perspective ...Dans 20 ans, le monde sera complètement différent: comment fera-t-on avec un monde sans pétrole, un climat complètement différent? Il faut sortir du déni. Contempler ce qui reste doit nous aider à réagir".


Tout le monde sait qu’il va mourir, mais ce n’est pas une raison que de compromettre volontairement les possibilités de la vie. L’environnement de la vie et particulièrement de la vie humaine, ce n’est pas seulement l’oxygène, l’eau, la terre et le ciel et tout ce qu’il y a entre ces deux bornes de l’existence :l’environnement c’est aussi et surtout en tant que condition de la vie et produit de la vie, l’ensemble des œuvres humaines.

Je ne suis pas environnementaliste. C’est peut-être la raison pour laquelle ma compréhension de ce mot ne serait pas exacte sous les regards des spécialistes nationaux et mondiaux.

 

La grave menace, le désastre environnemental qui secoue le monde et qui le secouera davantage demain, ne vient pas et ne viendra pas de la nature, mais de l’homme. Ce n’est pas la nature qui se réchauffe, ce n’est pas le climat qui change qui est surtout en cause dans le déséquilibre et dans le réchauffement de la terre et du monde. Ce sont les volcans qui sont en silence dans la vie humaines qui se réchauffent de plus en plus et qui déversent leur énergie destructrice sur l’environnement extérieur.

 

Ce qui change véritablement aujourd’hui, ce n’est pas tant dans la nature, mais dans cet ordre social, national et international qui repose fondamentalement sur la logique du plus fort par la tête, par les armes ou par l’argent.

 

La nature n’a rien fait de mal à l’homme, c’est l’homme qui, soudainement devenu étranger à lui-même et donc nécessairement à son semblable, qui s’est mis à attaquer la nature, ignorant qu’il s’attaquait à lui-même. Et lorsque ayant attaqué la nature il découvre qu'il ne saurait la vaincre ou la tuer et survivre, toujours mû par une force incontrôlée, par la peur de perte ou du déficit ou de la déchéance ou de la mort et pensant toujours que c'est l'autre et jamais lui-même, il se retourne nécessairement contre l'homme.

 

Comment ne pas voir que c’est un désastre écologique que des hommes nés au milieu d’une gigantesque mine d’or puissent mourir tout en désirant porter quelque parure en or sans jamais avoir même la possibilité de voir de l’or de très près ?

 

Quand un homme se couche, il n’a point peur de voir la lune ou le soleil tomber du ciel sur lui. Dieu n’est pas aussi barbare et cynique et arbitraire. Mais quel homme se couche aujourd’hui même dans les campagnes les plus reculés sans craindre de mourir ou d’être affaibli de quelque manière par un autre homme ou groupes d’hommes ?

 

C’est cela le vrai désastre écologique et environnemental du monde :quand l’homme ne fait plus confiance à l’homme ou quand il devient ou découvre peut-être dans un fond naturel qu’il est « un loup pour l’homme »:L’environnement le plus proche de l’homme et qui touche à sa peau et directement à sa vie, c’est l’homme et c’est cet environnement qu’il faut gérer.

 

 

Le désastre écologique ou environnemental est surtout un désastres économique. Pourquoi ?Je ne suis pas staticiens du travail ni expert en économie, mais je sais que ceci est une vérité économique désastreuse :lorsque dans une famille ou dans une cité ou dans un Etat ou sur l’ensemble de la terre, plus de la moitié des hommes en âge de participer de la production des richesses matérielles et intellectuelles et d’autres genres sont exclus du système de production et de la consommation, c’est la vitale et précieuses énergies et de l’humanité qui se consument sans rien apporter :éthiquement, toute société, tout Etat, tout monde, tout gouvernement ou organisme de direction internationale devrait condamner de la manière la plus ferme.

 

On prétend lutter contre la pauvreté et on fait empirer la pandémie. On lutte contre une maladie invisible et on laisse les plaies béantes saigner. On érige des lois contre la criminalité et en même temps le juge apprend à tuer sans avoir les mains sales.

 

Laisser à elle-même la nature ne peut pas faillir. C’est le déséquilibre économique, le déséquilibre intellectuel et le déséquilibre entre les consciences qui menacent plus l’homme que ces déséquilibres qui d’ailleurs  ne sont en dernières analyse que les premières conséquences alarmantes du déséquilibre de l’homme du à un déséquilibre multiforme dans la famille, dans la société, dans l’Etat et dans le monde.

 

C’est vers lui-même et en lui-même que l’homme doit regarder et non plus avec un regard narcissique, mais avec un regard hostile à toute force de vanité. Comment voulez que ces sociétés qui sont déjà et toujours poussées vers le déséquilibre économique, intellectuel, éthique, et je ne sais de quel autre genre encore, puissent rétablir l’équilibre dans ce qui est en dehors d’eux sans s’ajuster intérieurement. Notre monde apparaît avec de grandes intentions et avec les meilleurs formulations :il me semble que c’est pour mieux cacher une mauvaise intention.

 

Pour soigner un malade du paludisme, notre monde moderne préfère pendant des années et des années chercher des solutions dans des ateliers, dans des colloques, des journées nationales ou internationales, au lieu d’administrer immédiatement le remède qui est pourtant entre ses mains.

 

Cela participe aussi au réchauffement de la terre parce que quand la vie intérieure de l’homme s’enflamme il faut nécessairement à la terre recevoir ces flammes de la révolte et de la révolution qui détruisent et reconstruisent en même temps en attendant elles aussi le soir ou le matin de leur extinction. Depuis "la mort de Dieu" il n' y a plus eu d'homme et il n'en n'existera que de plus en plus rarement sur terre  tant que les héritiers n'auront pas retrouvé au moins le tombeau pour se souvenir de lui et d'eux-mêmes. La science ne saurait remplacer Dieu et encore moins l'Etat puisqu' est encore rien aujourd'hui comme hier sans la science.

C'est cette "mort de Dieu" qui est l'une des causes majeures dans les fractures de l'univers. La "mort de Dieu" sur terre a effectivement commencé le jour où tous les hommes de l'humanité étant venus au même lieu où ils priaient avec le Dieu Unique, il n'ont trouvé rien sur place et  depuis lors n'ont plus rien entendu qui ait suffit à tous comme sa présence parmi eux suffisait à tous. Depuis ce jour il n' y a plus de meilleur monde mais de meilleurs monde. Laguerre est donc inévitable. C'est alors que commença le début du grand égarement puisque c'est le même jour aussi où l'homme vit un autre de lui-même sortir de lui-même et s'éloigner de lui-même et qui depuis aussi l'appelle pour le rejoindre alors qu'il ne peut plus situer ni dans le temps ni dans l'espace cet autre de lui-même qu'il ne saurait ne pas retrouver et embrasser et être heureux.


Se sachant dépourvu de toute science véritable qui le conduirait à lui-même et ayant attaché au principe selon lequel le temps et la santé sont les premières richesses  des hommes et des peuples, il a dû trouver plus raisonnable de s'adonner à des activités qui pourraient lui apporter beaucoup plus de profits visibles lui permettant d'avoir une espèce de statut et de valeur au yeux de ses semblables, puisque son caractère est de regarder non pas sur lui-même, d'écouter non pas en lui-même, mais toujours en dehors de lui. Alors il s'attacha à diverses sortes de biens oubliant que c'est lui-même pourtant son propre bien et son bien ultime, puisque c'est lui-même que rien ne peut aliéner. S'attachant à des choses qui lui sont extérieures et qui donc peuvent être les choses d'autrui, il devient nécessairement un être en perpétuelle guerre. Car seul ce qui est en dehors de nous est susceptible d'être disputé:personne ne peut disputer à personne sa laideur ou sa beauté ou sa moralité ou sa perversité.

On peut aussi s'imaginer ce monde possible:toutes les réserves extérieures nécessaires à la survie de l'homme sur terre sont ramenées par une science publique ou occulte de la nature à leur proportions idéales que le bonheur de l'homme. Et pourtant l'espèce humaine a péri. Parce que le loup qu'était l'homme au début de son histoire est devenu quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'a plus rien besoin de la nature mais qui dévore exclusivement du culturel. Pourtant, même si la guerre paraît inévitable à cause des multiples fractions du monde, il faut, ne serait-ce que par respect à l'homme et à Dieu, espérer que demain, un autre monde peut accueillir l'humanité dans sa plus belle des faces qui ferait oublier les longues années de sa laideur:une humanité savante, riche, vertueuse,  juste, véridique, heureuse, etc., enfin à l'image de Dieu sur terre ressuscité en elle.

Il restera toujours néanmoins une issue:quelque soit l'ordre extérieur du monde, l'homme sera toujours celui là qui saura s'aménager un monde propre duquel pas même la mort ne saurait l'exiler, un monde qui est son grain de sable dans les grains des terres du monde et que personne ne plus aliéner. C'est ce grain de sable que chaque âme humaine doit retrouver et ramener à Dieu pour faire partie des citoyens du dernier monde, le monde de la réconciliation de l'homme avec lui-même et ensuite avec Dieu, la première réconciliation étant la condition nécessaire de la seconde...Cela aussi est une grande fracture écologique et environnemental: vouloir atteindre Dieu sans s'atteindre soi-même, vouloir nous atteindre en tant qu'homme sans atteindre les autres.

Partout dans le monde, aujourd'hui, c'est le déséquilibre. Les savants de l'Europe le savent comme les sorciers et les saltiguis de l'Afrique le savent. Il n'y a pas de doute pour les saltiguis de Yokaam Ndigil qui parlent depuis les profondeurs des tombeaux:le feu vient d'encercler le monde. Tout s'embrase. C'est l'ultime heure. Le nord est sans issue. Le sud est sans issue. L'est est verrouillé. L'ouest est encore plus menaçant. Ceux qui s'étaient exilés au sud reviennent vers le nord et ceux qui étaient allés à l'est  recherchent leur ouest arraché dans les flammes. Ceux qui s'étaient emmurés dans les provinces de leurs abondances attendent que les tours d'acier de leur forteresse de fondent. Chacun accuse chacun, les hommes entre eux et les Etats entre eux et aux milliers des premières ruines des hautes tours qui croyaient dominer le monde , les princes se regardent comme des vies qui viennent de débarquer dans un immense camp de torture. Qui a allumé le feu ?Personne ne sait ou alors ceux qui savent n’ont rien dit. Les Etats majores les plus redouté ont été pris au dépourvu. Il n' y a même pas eu de signal d'alerte ou signal annonciateurs. Est-ce le feu de Dieu, celui de Satan ou celui de l'homme. Ils sont les seuls trois coupables possibles, en même temps ou comme associés. Dans tous les cas, il faut se sauver, à moins que l'on ne jubile en prenant ce feu pourtant dévastateur comme la source de la vie d'un autre monde sortant des forges de l'histoire comme un bracelet d'alliance des feux des arts des grands orfèvres...Les flammes ont duré longtemps et bien naturellement autant de fois les hurlements de la vie. Le nord a perdu tous ses combattants et ses non combattants. Un seul rescapé. Le bilan est le même partout. Mais l'humanité n'est pas encore effacée de la terre.

Un nouveau monde commence avec ses nouveaux architectes...Vingt trois nourrissons nés dans les cités des quatre grands quartiers de l’humanité et qui étaient jetés dans la nature dès leur naissance discrète et indésirable à cause des mœurs perverses de leur mère. Une fine pluie commence à tomber sur eux. Ce qui était en flamme se dissipe. Ce qui était mort et qui peut se ressusciter de lui-même ou par une autre grâce se redécouvre vivant.
  

 

Tag(s) : #ENVIRONNEMENT

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