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Aurelien Royer se demande dans la communauté "Pour un meilleur monde" à la date du 30/12/08 :"Peut-on intervenir militairement dans un pays tiers pour y faire tomber une dictature et instaurer un régime démocratique? "

On nous demande si un Etat a le droit d’intervenir dans l’établissement de l’ordre politique d’un autre Etat par la force lorsque l'humanité y est attaquée par un danger naturel ou d'origine humaine.

Une jeune française ( Natacha Bordier), ici en Afrique dans le village de Loumatyr au Sénégal, lors d'un séjour d'études dans le domaine de l'écotourisme pour les organisations Ecosen et le GIE NQEL JAB de l'Association Architecte du Bien

La conception que l’on se fait de la société, de l’Etat, des des relations entre les hommes au sein de ces groupements politiques et des relations entre ces organisations politiques dépend de la conception que l’on se fait de l’homme et du monde. 

Voilà notre question pour répondre à cette question :un soldat américain en terre irakienne ou française ou sénégalaise, serait-il condamnable quand étant en séjour dans un de ces Etats indépendants et souverains ou ailleurs dans un autre Etat dont il ne possède pas la nationalité, quand il regarde sans rien faire pour sauver une vie humaine qu’il peut sauver de la mort ou d’un autre danger ? On peut aussi se demander s'il faut laisser un enfant qui aurait commis une faute,même grave,entre les mains de son père ou de sa mère ou d'une autre autorité familiale qui s'acharnerait sur lui et en vue de le corriger et en vue de son bien,en utilisant n'importe quels moyens et manières ou bien s'il est possible de le défendre contre cette autorité au nom de quelque chose qui serait une propriété de l'humanité en général et qui, à travers cette sanction et cet enfant particulier, serait atteinte.

Aucun français, aucun américain, aucun sénégalais qui sent son existence, non pas cette existence circonscrite et bornée dans une région et dans le temps, mais son existence universelle, ce qui fait de lui un être infini dans le temps et dans l’espace, je crois, ne se sentirait sans doute point étranger à de telles situations où la vie,la liberté et la dignité de l'homme seraient menacées.

Je crois que l'un comme l'autre, atteint au plus profond de lui-même se sentirait révolté de voir quelque homme mourir ou souffrir sans raison et sentirait probablement un commandement intérieur antérieur et plus puissant que les commandements des sociétés et ceux des Etats, et qui lui demanderait d'agir.

Ce qui est sûr, c'est que dans cette situation,Jean-Jacques Rousseau aurait agit au risque de perdre sa vie car il fait partie de ces êtres qui, dit-il "ont une tendance naturelle"à se révolter contre "toute souffrance" faite à leur semblable par la nature ou par les hommes.Toute souffrance révolte celui qui la subit et celui qui en est le témoin,y comprises sinon surtout ces souffrances infligées aux individus et aux peuples par les familles,les sociétés et les Etats et que les auteurs tentent de justifier dans les tribuanuax des pays et dans les tribunaux internationaux,telle que la liberté d'expression et de contestation au nom du droit supérieur et de la nécessité de l'ordre public,en couvrant contre tout secours extérieur du droit des familles ou des peuples à s'autodéterministrer et à s'administrer sans la moindre ingérence extérieure.


Ce n'est pas l'ingérence en soi qui est condamnable et une certaine conception et délimitation de cette non ingérence peut être grave et fatale aux hommes et aux peuples.Si on laissait chaque famille et chaque individu et chaque Etat gérer sa vie, très peu de familles, de peuples et d'Etats auraient survécu dans la satisfaction.L'homme est un animal solidaire.Et cette solidarité pour être complète, ne saurait point se limiter à des soutien financiers ou technique.Il est incompréhensible que l'on accepte que les Etats s'entraident financièrement sans accepter que la force militaire d'un pays étranger puisse décendre dans un Etat alors que ce même Etat recevrait à bras grandement ouverts des centaines de millions de de dollars ou d'euros.

Pour sauver la liberté, la démocratie et le droit de tous les hommes à trouver leur satisfaction sur terre,il n' y a pas lieu de distinguer des moyens internes et des moyens extéernes:tous les moyens sont bons et d'où qu'ils puissent venir pour sauver l'homme de la loi du plus fort ou de l'arbitraire.



Si un père de famille ou une autorité familiale quelconque a un certain droit positif de gouverner en toute autonomie sa famille et d’administrer des sanctions justifiées ou même arbitraires, il y a dans l’être humain, quelque chose qui n’appartient à personne parce qu’appartenant à tous les hommes:c’est cela qui fait l’homme et c’est cette composante universelle de l’existence humaine qui est la source du droit et du devoir de tout homme à se défendre mais aussi à défendre tout homme partout où il se trouve sur terre,qu'il soit dans la solitude ou parmi d'autres hommes, quand la tyrannie et l'arbire viennent de la nature ou des hommes avec leurs divers moyens d'oppression.

C'est cette cette dimension de l'homme qui fait qu'on ne peut pas circonscrire son existence,ses droits et ses devoirs dans ces cages que l'on appelle Etats et nations qui l' enferment pour lui empêcher de  "voir clair" et de se voir partout en même temps en dehors de ces cages qui le séparent de lui-même et des autres hommes.

C'est cette dimension de l'existence humaine que le criminel qui ôte la vie à l'homme ne peut pas lui ôter, car elle subsiste encore dans le cadavre,même dans le tombeau.C'est cette dimension que le dernier des "esclaves"les plus dévoués ou les plus dociles ne peut pas aliéner parce que n'étant qu'en lui mais pas à lui.C'est cette source primitive et universelle de la vie que refuse d'aliéner "l'homme révolté"d'Albert Camus qui prend conscience de l'existence d'un degré de soumission ou de passivité intolérable.


Lorsque cette dimension de l’homme est atteinte, c’est alors l’Armée de l’Humanité qui est atteinte et elle doit se mettre en état d’alerte maximale pour défendre ce qui est partout à lui et sous sa surveillance au-delà des frontières des Etats particuliers dont le projet fondamental est de faire oublier aux hommes que le seul Etat véritable est celui de l'Humanité dont le territoire est la totalité de la terre.





Julien Potron,président de Ecosen,ici au Lycée de Ndiaganiao lors d'une donation de livres et d'autres matériels scolaires dans le cadre du partenariat entre Ecosen et NQEL JAB / Architece du Bien



Ce qui lie les hommes de toute la terre et de tous les temps est antérieur, plus profond, plus véridique, plus humain et plus digne de respect que ce qui lie les hommes à leur Etat. La preuve est ici :tout individu peut changer d’Etat et de nationalité mais nul homme ne saurait sortir de l’Etat de l’Humanité.


C’est cet Etat de l’Humanité qui manque actuellement au monde, et tant qu’il ne verra pas le jour, l’homme est sûr de n’être toujours et partout que le captif et l’instrument armé de ces êtres humains artificiels que l’on appelle société et Etat et qui, tout en contribuant à construire l'homme pensent et agissent très souvent dans le sens de son égarement et de sa destruction.

Un autre monde est toujours possible.Pire que celui que nous déplorons ou beaucoup meilleur que celui que nous vivons.La question est de savoir quel monde nous voulons ?Comment le contruire et le sécuriser ?Aussi nombreux que puissent être les modèles de mondes théoriques et quotidiens,il n' y en que deux formes générales:le monde qui rapproche l'homme de lui-même et de ses semblables ou le monde qui sépare l'homme de lui-même et du reste du monde des hommes et de Dieu.



 

Tag(s) : #POLITIQUE

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